Au Luxembourg, plusieurs centaines de détenus sont actuellement en attente d’un poste de travail.
Le travail en prison reste un enjeu important de la réinsertion au Luxembourg. Dans une réponse à une question parlementaire de la députée socialiste Liz Braz, la ministre de la Justice, Elisabeth Margue (CSV), détaille les possibilités d’emploi dans les trois établissements pénitentiaires du pays.
Au centre pénitentiaire de Luxembourg (CPL), 174 postes sont ainsi disponibles, auxquels s’ajoutent 19 postes de corvée. Pourtant, au 20 septembre, 163 détenus sur 424 attendaient encore une place. Au centre pénitentiaire d’Uerschterhaff (CPU), 72 postes existent et 156 détenus sur 421 étaient en attente au 8 septembre. Le délai moyen y est estimé entre deux et trois mois. Au centre pénitentiaire de Givenich (CPG), 54 postes sont disponibles et aucun détenu n’attend actuellement de poste.
Plusieurs raisons expliquent ces écarts : disponibilité des places, restrictions médicales, exigences de sécurité, mesures de séparation, sanctions disciplinaires ou encore compétences des détenus. Certains refusent également un poste ou souhaitent travailler uniquement dans un atelier précis.
Pour le gouvernement, l’activité professionnelle permet de maintenir ou développer des compétences, d’acquérir des habitudes de travail et de préparer la sortie de prison. L’objectif est désormais de renforcer les formations et les emplois en lien avec les besoins du marché du travail, notamment grâce à une meilleure coopération avec les acteurs de la formation et les employeurs.
À la sortie de prison, tout se joue en 18 mois