Relâchées dans l’Our entre 2018 et 2021, les moules élevées à Kalborn ont survécu et se sont reproduites. La Fondation Hëllef fir d’Natur y voit un succès, mais appelle à protéger le cour d’eau.
La Fondation Hëllef fir d’Natur annonce des nouvelles encourageantes concernant les moules du Luxembourg. Depuis 2005, elle s’efforce de reproduire ces mollusques en captivité, qu’il s’agisse de la moule perlière ou des moules d’eau douce plus communes.
À ce jour, six espèces de grandes moules indigènes vivent au Luxembourg. De nombreuses populations ont fortement diminué en raison de la dégradation de la qualité de l’eau et de la perte d’habitats adaptés. La moule perlière, par exemple, est désormais considérée comme disparue de l’Our et de la Sûre. Il subsiste encore de petites populations résiduelles d’autres moules d’eau douce dans ces deux cours d’eau.
Entre 2018 et 2021, l’équipe de la fondation a relâché dans l’Our un total de 1 170 mulettes épaisses élevées à la station d’élevage de Kalborn. Parmi celles-ci, 1 053 avaient été marquées, ce qui a permis de vérifier leur survie par la suite. En 2026, lors des contrôles de suivi, 115 moules marquées ainsi que 754 autres non marquées ont pu être recensées. Un véritable succès : non seulement ces animaux ont survécu, mais ils se sont reproduits. La fondation note également que les moules ont atteint une taille considérable.
«Le fait que seuls 10 % des spécimens initialement marqués aient été retrouvés ne signifie toutefois pas que les 90 % restants n’ont pas survécu. Au fil du temps, ils se sont simplement éloignés de leur emplacement d’origine», explique la fondation. «Lors du contrôle actuel, aucune coquille vide marquée n’a été retrouvée.»
Hëllef fir d’Natur se réjouit de ce bilan mais rappelle que «la protection et la valorisation écologique de l’Our restent essentielles pour que les moules y trouvent durablement des conditions de vie adaptées».