HOCKEY Le Tornado a débuté sa saison par une lourde défaite logique (2-8), samedi, en Coupe de France contre Strasbourg.
«On a gagné contre eux à Épinal, mais ils n’étaient pas au complet. À mon avis, ce sera très différent, samedi.» Vous avez dit visionnaire? En tout cas, on ne la fait pas à Christer Eriksson, qui navigue depuis des décennies dans le monde du hockey mondial.
Et face à une institution comme l’Étoile Noire de Strasbourg, dont son Tornado avait hérité pour le premier tour de la Coupe de France, le technicien ne se faisait guère d’illusions… Avec raison puisque le score est sans appel, avec une victoire 2-8 des Alsaciens : «C’était un petit peu trop compliqué pour nous», analyse le coach.
Contre un très gros club : «Cela fait 30 ans que l’équipe est soit en Ligue Magnus, soit en D1. Ça laisse le temps d’installer une vraie culture, d’avoir des infrastructures, des créneaux de glace… Nous, on vient à peine de naître d’une certaine manière.»
Effectivement, le Tornado en est à ses balbutiements dans le monde du haut niveau. D’ailleurs, le club vient, à peine, de permettre à ses joueurs d’avoir trois séances de glace au lieu de deux. Et, si tout va bien, il devrait bientôt pouvoir disposer d’un vestiaire qu’il n’aurait plus à partager avec les autres disciplines et les autres catégories…
Privé de deux défenseurs
En attendant, le Tornado se présentait diminué face à Strasbourg. En effet, Christer Eriksson a dû se priver de deux de ses meilleurs défenseurs, les très expérimentés Justus Haavanlammi et Frank Stroppolo, retenus pour raisons personnelles. Pas évident contre une formation au grand complet, qui a pris les devants d’entrée (1-4) et qui a ensuite géré son avance jusqu’au score final de 2-8.
Pour Christer Eriksson, ce n’est pas vraiment une surprise : «J’ai regardé les autres résultats et tous les matches entre D1 et D2 ou D2 et D3 se sont terminés à peu près sur le même score. L’écart entre les deux divisions est clairement confirmé. Ce n’est pas plus mal, ça montre à tout le monde que le chemin est encore long.»
Les deux buts du Tornado ont été inscrits par deux des recrues de l’intersaison, Jan Shikera et Rowan Miller, pour un Tornado qui est davantage axé sur l’attaque cette saison.
Prochain rendez-vous, samedi prochain, toujours à Kockelscheuer. Avec un autre énorme défi : la réception de La Roche-sur-Yon, meilleure formation de la saison régulière de D2 l’an passé.
R. H.