Normalisation de l’activité immobilière, évolution des prix des logements… La nouvelle édition du Logement en chiffres dresse un état des lieux du marché immobilier en 2026.
Depuis 2014, l’Observatoire de l’habitat et le Statec diffusent une publication consacrée au marché de l’immobilier résidentiel.
Pour sa vingtième édition, le Logement en chiffres note une normalisation progressive cette année de l’activité immobilière après le pic exceptionnel de 2025. 1 274 appartements ont ainsi été vendus au deuxième trimestre 2026, soit une augmentation 8,2% par rapport au trimestre précédent, mais une baisse de 33,9% sur un an. «Le marché des appartements existants apparaît toutefois désormais proche des standards observés avant la crise, avec 1 049 ventes», affirme le rapport.
À l’inverse, le marché des appartements en construction reste particulièrement peu dynamique, avec seulement 225 ventes, soit près de 68 % de moins que la moyenne des deuxièmes trimestres de 2017 à 2021. Le marché des maisons reste également en retrait par rapport aux niveaux d’avant-crise, avec 709 transactions au second trimestre (contre 909 transactions en moyenne au deuxième trimestre de 2017 à 2021).
Des écarts importants selon la localisation
L’indice général des prix des logements recule quant à lui de 2,2% sur un an, mais progresse de 1,1% par rapport au trimestre précédent. Les évolutions restent toutefois contrastées selon les segments: les prix des appartements existants baissent de 0,6% sur un an, tandis que ceux des maisons existantes diminuent de 3,7% et ceux des appartements en construction de 2,5%.
La localisation demeure un facteur déterminant des prix de vente. Pour les appartements, les prix au m² diminuent notamment avec l’éloignement de Luxembourg-Ville et tendent également à être plus élevés pour les logements de petite surface. Pour les maisons existantes, le prix moyen atteint environ 1,37 million d’euros dans le canton de Luxembourg, contre environ 88 % de moins dans le nord du pays.
Nouvelle accélération des loyers
Au deuxième trimestre, les loyers annoncés des appartements progressent de 5,8% sur un an et de 0,6 % par rapport au trimestre précédent. Cette progression est nettement supérieure à l’inflation générale, qui atteint +2,4 % sur la même période. Après une période de relative stabilisation en 2024 et au début de 2025, les loyers annoncés connaissent ainsi une nouvelle accélération.
«Il convient de rappeler que ces indicateurs, calculés à partir des annonces immobilières, mesurent les loyers demandés pour de nouveaux contrats de location, précise le ministère du Logement. Ils ne mesurent donc pas les loyers effectivement payés par l’ensemble des locataires.» Les loyers en cours de bail évoluent ainsi de manière nettement plus modérée, progressant selon le Statec de 1,3% sur un an au second trimestre.
Les chambres meublées occupent par ailleurs une place croissante dans l’offre locative: elles représentent désormais environ 14% des annonces, contre moins de 3 % au début des années 2010. Entre 2010 et 2025, leurs loyers annoncés ont augmenté de 102,6%, contre 83% pour les appartements et 76,9% pour les maisons. Au second trimestre 2026, ils progressent encore de 4,9% sur un an.