Alors que les États-Unis ont commémoré les 25 ans des attaques du 11 septembre 2001 qui ont tué près de 3 000 personnes, l’ancien président George W. Bush, alors fraîchement élu, expose pendant tout le mois de septembre dans son musée présidentiel de Dallas 16 toiles inspirées des souvenirs de ce jour.
Les gratte-ciel du sud de Manhattan enveloppés dans une épaisse fumée grise, en arrière-plan, sous un ciel encore bleu : l’exposition, intitulée «Remembering 9/11», s’ouvre sur une représentation de New York après que les tours jumelles se sont écroulées, frappées par des avions détournés par des jihadistes.
Les œuvres présentées illustrent événements et images saisies dans les instants, les heures et les jours qui ont suivi les attaques meurtrières. George W. Bush s’est représenté lui-même sur la moitié d’entre elles : à l’instant où il apprend de son directeur de cabinet qu’un deuxième avion a percuté le World Trade Center, de dos en train de réconforter une famille, penché vers une mère endeuillée, au milieu de pompiers de New York, prononçant un discours dans la cathédrale de Washington et saisissant après la main de son père, l’ancien président George Bush.
Autre fil rouge de cette série étonnamment colorée : le drapeau américain. À peine visible sur le premier tableau évoquant Manhattan attaqué, sur un autre déployé plein cadre sur le Pentagone — touché par un troisième avion –, et agité par des secouristes sur un troisième. «Ce sont les moments que le président Bush a choisi de peindre parce que ce sont ceux dont il se souvient le plus vivement – non pas la peur, mais la détermination, non pas le désespoir, mais l’instinct d’Américains ordinaires de se rassembler et de s’entraider», est-il expliqué.
George W. Bush, 80 ans depuis juillet, présidait les États-Unis depuis moins de huit mois au moment des attentats. Il est venu à la peinture en 2012, trois ans après avoir quitté la Maison-Blanche, inspiré par un essai de Winston Churchill. L’ex-président, qui vit à Dallas, a consacré de précédentes expositions à des vétérans de l’armée américaine et à des visages issus de l’immigration.