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Les dirigeants saoudien et égyptien appellent à une navigation libre, sécurisée en mer Rouge


Un navire de commerce est au mouillage au large des côtes du Yémen, près de Bab el-Mandeb – le détroit reliant la mer Rouge au golfe d'Aden et à l'océan Indien. (Photo : afp)

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi ont appelé mardi à garantir la liberté et la sécurité de la navigation en mer Rouge.

Les deux puissances régionales ont discuté de la menace que représente le contrôle des combattants yéménites antigouvernementaux sur le détroit de Bab el-Mandeb, une voie maritime stratégique à la fois pour l’exportation du pétrole saoudien et les flux commerciaux du canal de Suez.

Mohammed ben Salmane, dirigeant de fait de l’Arabie saoudite, et le président égyptien «ont souligné l’importance de garantir la liberté et la sécurité de la navigation maritime» dans les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb, a déclaré la présidence égyptienne.

Le président Sissi a par ailleurs réaffirmé le soutien de l’Égypte aux mesures prises par l’Arabie saoudite «pour protéger sa propre sécurité et sa stabilité», selon la même source.

Il y a quelques jours, les Houthis ont pris le contrôle de la côte ouest du Yémen sur la mer Rouge et du détroit de Bab el-Mandeb, menaçant ainsi la circulation des pétroliers d’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, vers les marchés asiatiques.

En raison du blocage du détroit d’Ormuz, à l’est de l’Arabie saoudite, consécutif à la guerre entre l’Iran et les États-Unis, le détroit de Bab el-Mandeb est devenu ces derniers mois essentiel pour permettre à la monarchie d’exporter son pétrole.

Depuis que les Houthis ont décrété un blocus naval contre le royaume en juillet, l’Arabie saoudite dépend davantage de l’Égypte pour exporter ses hydrocarbures, principalement via l’oléoduc terrestre Sumed.

Le canal de Suez sous pression

Une perturbation du trafic maritime à hauteur de Bab el-Mandeb pourrait également entraîner de lourdes pertes pour l’Égypte, qui tire des revenus en devises essentiels des droits de passage du canal de Suez.

Les recettes du canal représentent actuellement environ la moitié de leur niveau d’avant les attaques des Houthis contre les navires en 2023, au nom de la solidarité avec les Palestiniens dans le contexte de la guerre menée par Israël à Gaza.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a déclaré la semaine dernière que les pertes subies par l’Égypte liées à la baisse de trafic dans le canal de Suez s’élevaient à 11 milliards de dollars.

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