US OPEN Elena Rybakina a été sacrée samedi en détrônant la double lauréate Aryna Sabalenka, après lui avoir déjà ravi sa place de n° 1 mondiale.
Ce nouveau revers expose encore un peu plus les failles de la native de Minsk en finale de Grand Chelem, quatre titres mais cinq finales perdues.
«En train de tomber amoureuse de New York»
Née à Moscou mais représentante du Kazakhstan sur le circuit depuis 2018, Rybakina n’avait jamais dépassé le cap des huitièmes de finale (2025) en huit participations : «Je viens ici depuis dix ans et je n’avais jamais réussi. Je suis en train de tomber amoureuse de New York», s’est émerveillée Rybakina avant de recevoir le trophée et le chèque de 5,5 millions de dollars prévu pour la gagnante, une dotation record.
Sur le court Arthur-Ashe, tout a semblé sourire à Rybakina dans le premier set, au cours duquel il a fallu attendre sept jeux pour la voir commettre une faute directe.
Le vent a un peu tourné dans le deuxième set, au cours duquel la Kazakhstanaise a eu plus de déchets (13 fautes directes contre 8). Sabalenka a réagi à l’orgueil, sauvant deux balles avant de voir ses risques payés pour recoller à une manche partout.
Mais Rybakina n’a jamais perdu un match à New York après avoir remporté la première manche (13-0 avant la finale). Et cette règle s’est appliquée très vite pour elle, profitant des nombreuses erreurs (12) de la Biélorusse.
Malgré les encouragements du Central pour la double championne en titre, Rybakina a breaké deux fois et s’est offert le titre sur son 12e ace du match.
Les yeux embués, la Biélorusse a félicité sa rivale avant de fracasser sa raquette assise sur son banc.
Après plus de deux ans au sommet du classement WTA, Sabalenka cède donc la place à Rybakina, ainsi que sa couronne de reine de New York. Elle lui succède aussi en devenant la troisième joueuse du XXIe siècle à remporter l’Open d’Australie et l’US Open la même année, après Angelique Kerber (2016) et Aryna Sabalenka (2024).