US OPEN Assurée de devenir lundi la nouvelle n° 1 mondiale, Elena Rybakina (2e) a l’occasion d’affirmer son autorité dès samedi en finale, où elle tentera de priver l’actuelle patronne du circuit Aryna Sabalenka d’un troisième titre d’affilée à New York.
Au terme d’une année frustrante en Grand Chelem, où elle a laissé filer un quart de finale qu’elle semblait contrôler à Roland-Garros avant de disparaître dès les huitièmes de finale à Wimbledon, Sabalenka est «prête à tout pour gagner» à New York, a-t-elle prévenu jeudi à l’issue de sa qualification contre l’Américaine Jessica Pegula (3e) 7-5, 6-2.
Première joueuse de l’ère Open (inaugurée en 1968) à disputer huit finales de Grand Chelem d’affilée sur dur, la native de Minsk a cependant une fâcheuse tendance à trébucher sur la dernière marche dans les tournois majeurs.
Un an avant sa défaite contre Rybakina à Melbourne, la quadruple gagnante de tournois majeurs s’était fait surprendre par l’Américaine Madison Keys en finale de l’Open d’Australie 2025.
Quelques mois plus tard, c’était Coco Gauff qui l’avait frustrée en finale de Roland-Garros, Sabalenka commettant ce jour-là pas moins de 70 fautes directes.
Remise en selle par son titre à l’US Open 2025, la patronne du circuit avait terminé la saison sur une note amère, puisqu’elle avait été privée d’un premier titre au prestigieux Masters par… Elena Rybakina.
«Pas trop de pression»
Née à Moscou mais représentante du Kazakhstan sur le circuit depuis 2018, la n° 2 mondiale jouera samedi sa première finale à New York, où elle n’avait jusqu’alors jamais dépassé les huitièmes. Jeudi, elle a renversé l’Américaine Coco Gauff 3-6, 6-4, 6-4 pour se hisser en finale.
Sacrée à Wimbledon en 2022 et à Melbourne en début d’année, Rybakina peut ajouter un troisième trophée majeur à son palmarès et s’ériger encore un peu plus comme la principale rivale de Sabalenka.
Elle ne fait pas pour autant de cette finale une affaire personnelle.
«Comme c’est une finale, honnêtement, peu importe qui se trouve de l’autre côté du filet. Je veux juste faire de mon mieux et gagner», a évacué Rybakina.
Mais «je ne m’inflige pas trop de pression», a soutenu celle qui est assurée depuis sa qualification pour le dernier carré de l’US Open de devenir la trentième n° 1 mondiale de l’histoire et la première pour le Kazakhstan.
«Même si les choses tournent mal en finale, il me restera d’autres occasions, d’autres tournois» à gagner d’ici la fin de l’année, a-t-elle argumenté, aussi impénétrable que son adversaire est exubérante.
«Mentalement et physiquement, ça va être un match très difficile», a pressenti Sabalenka, dont dix des 17 duels contre sa dauphine se sont conclus en trois sets.
«C’est une très bonne serveuse et elle a beaucoup amélioré son jeu de fond de court ces dernières années», a insisté la Biélorusse, qui peut devenir la première joueuse à enchaîner trois titres à New York depuis Serena Williams (2012-2014).
«Je n’ai pas très bien joué en milieu de saison, a-t-elle reconnu et Elena m’a pris la place de n° 1 sans que je puisse y faire grand-chose.»
«Tout ce que je peux faire désormais, c’est me concentrer sur moi-même et faire de mon mieux pour que la course (NDLR : au trône mondial) reste serrée. Et qui sait, peut-être que j’arriverai à lui reprendre» la tête du classement WTA, a-t-elle espéré.
La nuit dernière, les deux demi-finales mettaient aux prises d’un côté la tête de série n° 1, Alexander Zverev, opposé pour la dixième fois de sa carrière au Russe Karen Khachanov et, de l’autre, les deux coqueluches du public américain Ben Shelton et Frances Tiafoe.