GP DU QUÉBEC ET DE MONTRÉAL Sept semaines après sa quatrième place sur le Tour de France, Paul Seixas fait son grand retour avec deux courses qui serviront de répétition générale pour les championnats du monde qui auront lieu dans la foulée au Canada.
Plus encore que le GP de Québec, remporté l’an dernier par Julian Alaphilippe qui vient d’annoncer sa retraite, ce sera l’épreuve plus sélective de Montréal qui donnera des indications précieuses dans l’optique des championnats du monde puisqu’elle se déroulera en partie sur le même parcours, avec notamment l’ascension du Mont-Royal.
«Beaucoup d’ambition»
«Pour nous, c’est important d’arriver pas trop tard là-bas (au Canada) pour pouvoir bien s’habituer. Mais aussi parce que je ne connais pas ces courses-là. Ça va être un réel avantage de pouvoir courir sur le circuit de Montréal dans l’optique des Mondiaux», a expliqué Seixas début septembre lors d’une visio-conférence.
Seixas «sera le leader de l’équipe sur ces deux courses», souligne Julien Jurdie, le directeur sportif de Decathlon CMA-CGM qui compte aussi sur la pointe de vitesse de l’ancien champion de France Paul Lapeira au Québec.
«À Montréal, en revanche, le circuit est très exigeant et Paul Seixas sera notre meilleur atout. Nous arrivons avec beaucoup d’ambition sur ces deux courses et la victoire sera notre objectif principal», insiste Jurdie.
L’absence de Pogacar modifie l’approche des dernières grandes courses de l’année, dont le Tour de Lombardie, le 10 octobre, où Seixas aura également de grandes ambitions.
Après deux semaines de coupure au sortir du Tour, le jeune Français a repris «l’entraînement quotidien sérieusement» et fait un stage en altitude d’une dizaine de jours aux Arcs, en Savoie, pour préparer sa fin de saison qui comprendra aussi le contre-la-montre des championnats du monde le 20 septembre à Montréal où il défiera le grand favori Remco Evenepoel.
«Je me sens prêt, mais le meilleur test ce sera la course, a-t-il dit jeudi en évoquant les GP de Québec et Montréal. Ce ne sera pas facile car il y a vraiment beaucoup d’adversité. C’est bien de pouvoir me jauger par rapport à eux. Ce sera un bon test pour valider la préparation.»
Côté luxembourgeois, on retrouvera Luc Wirtgen (Tudor).