Accueil | Grande Région | «Au stade Saint-Symphorien de Metz, on va faire un grand karaoké!» : Soprano raconte les coulisses de son nouveau défi

«Au stade Saint-Symphorien de Metz, on va faire un grand karaoké!» : Soprano raconte les coulisses de son nouveau défi


« Quand j’étais petit, quand j’ai commencé à faire de la musique, mon rêve, c’était de faire chanter les gens », confie Soprano. Photo Alexandre Marchi

C’est lui qui l’annonce : le 19 juin 2027, Soprano sera au stade Saint-Symphorien. Une première depuis plusieurs années pour l’enceinte messine, que le chanteur imagine déjà comme le théâtre d’un immense karaoké. Il nous raconte en exclusivité les coulisses de ce nouveau défi. Son nouveau but.

Vous nous l’annoncez en exclusivité : le 19 juin 2027, vous serez au stade Saint-Symphorien de Metz, en meneur de jeu !

Soprano : «C’est énorme ! Le 19 juin 2027, on fait le stade de Metz. Ça va être une grande fête, un grand karaoké géant au milieu de la pelouse ! J’aime beaucoup cette idée parce que, depuis le début, mon objectif avec ma musique, c’est de faire chanter les gens. Là, on va pouvoir le faire à une autre échelle.

En plus, le stade des Grenats n’a plus accueilli de grand concert depuis longtemps…

Quand tu sais que des artistes comme Johnny Hallyday y sont passés et qu’il n’y a pas eu de concert depuis des années, tu te dis qu’il y a quelque chose à réinventer. Et puis un stade, ce n’est jamais juste une grande salle avec plus de places. Il faut penser autrement.

Les dimensions ne sont pas les mêmes, les accès non plus, la pelouse pose des contraintes… Mais avec l’expérience des précédents, on sait mieux anticiper.

Justement, qu’est-ce qui change entre un concert en salle et un show à ciel ouvert ?

Tout ! (Rires.) Dans un Zénith, tu connais la configuration, les entrées, les sorties, les contraintes techniques. À Metz, le stade est beaucoup plus petit que le Vélodrome. Donc les écrans, certains éléments de scénographie, tout doit être adapté.

Vous dites souvent qu’un spectacle doit raconter une histoire. Quelle sera celle de cette nouvelle tournée ?

Quand j’étais petit, quand j’ai commencé à faire de la musique, mon rêve, c’était de faire chanter les gens. Aujourd’hui, je me retrouve dans des stades à le réaliser.

Le spectacle va raconter ce parcours-là, avec tous les personnages que j’ai créés au fil des années. C’est comme si toutes les époques de ma vie se donnaient rendez-vous.

Vous continuez à préparer vos spectacles avec des cahiers et des dessins ?

Oui, parce que j’ai besoin de voir les choses. Je dessine ce que j’imagine, j’écris des idées à côté, parfois juste quelques mots. Je vais raconter une histoire du point A au point B, puis toute une équipe arrive pour voir comment la rendre possible avec les vidéos, les danseurs, les costumes et les musiciens. Je crois que le cahier me permet aussi de garder cette part de rêve avant que tout devienne technique.

Votre musique cherche souvent à rassembler dans une époque où tout semble fonctionner par opposition. Est-ce encore plus important aujourd’hui ?

On vit dans un monde de clash permanent, notamment avec les réseaux sociaux. Moi, j’essaie de chercher la justesse. Il faut trouver un sujet qui puisse réunir tout le monde autour de la table, même si chacun a son histoire et son point de vue.

Je cherche cet endroit où on peut discuter sans hausser le ton. Et je pense que la musique est l’un des derniers endroits où ça fonctionne encore.

Cette volonté de transmettre passe aussi par les plus jeunes, notamment vos propres enfants…

Oui, et je fais une différence importante : je ne fais pas des morceaux pour les enfants, je fais des morceaux pour mes enfants. Quand j’écris, je me demande : “Est-ce que mes enfants vont comprendre pourquoi leur père leur dit ça ? Est-ce que je suis cohérent avec la manière dont je les éduque ?”

Je veux qu’ils puissent se reconnaître dans mes chansons. Et si, au passage, un gamin qui m’écoute repart avec quelque chose de positif, c’est génial. Quand tu as un micro et que des milliers de personnes t’écoutent, tu as une responsabilité.

Finalement, après toutes ces années, qu’avez-vous appris sur votre métier ?

Que rien n’est figé. Il faut travailler, être discipliné, prendre des risques et surtout rester passionné. Quand tu aimes vraiment ce que tu fais, les gens le voient. Ils viennent te voir parce qu’ils savent que tu vas t’éclater sur scène, et qu’ils vont s’éclater avec toi.

C’est ça que j’ai envie de retrouver à Metz : une immense fête, avec des gens qui chantent ensemble. Au fond, le petit Saïd qui rêvait, à Marseille, de faire chanter les autres n’a pas tellement changé.»

Propos recueillis par Paul-Marie Pernet
(Le Républicain lorrain)

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.