Battu par le PSG en finale en mai, Arsenal repart, cette fois en favori, en quête de la consécration suprême, mercredi à Naples, qui reste sur une campagne de C1 décevante.
Arsenal ne devrait plus être très loin du mille, en mai prochain, si sa progression continue en Ligue des champions. Stoppés en quarts de finale par le Bayern Munich en 2024, puis en demi-finales par le Paris SG l’année suivante, les Gunners se sont encore inclinés face au club parisien, mais cette fois en finale et aux tirs au but (1-1 a.p., 4-3 t.a.b.), il y a trois mois.
Ce n’est donc pas un hasard si le statisticien de référence, Opta, fait du champion d’Angleterre le favori de l’édition 2027 (20,4 %), juste devant le Bayern Munich (20 %) et avec un net avantage sur Manchester City (12,7 %) et plus encore sur le PSG (7,3 %). Le début de saison des Gunners est pour le moins convaincant : comme libérés par le titre de champion qu’ils attendaient depuis 22 ans, les Londoniens ont fait forte impression.
Ils ont submergé Manchester City lors du Community Shield (3-0), puis ont enchaîné trois victoires en championnat, dont la dernière très convaincante contre Chelsea (2-1), dimanche à l’Emirates. Même les attaquants, présentés comme le maillon faible de ces Gunners arrivés à maturation sous la baguette de Mikel Arteta, font des étincelles, à l’image des prestations de Kai Havertz, Bukayo Saka et Martin Odegaard dans le derby contre les Blues.
Havertz efface Gyökeres et le mercato raté
Certes, Viktor Gyökeres, l’onéreuse recrue de l’été 2025 à plus de 65 millions d’euros, ne s’est pas imposé, certes Arsenal a échoué durant le mercato estival à recruter Morgan Rogers, Vinicius ou Julian Alvarez, mais Arteta peut notamment compter sur un Kai Havertz en pleine forme. «Il marque des buts, mais pas seulement, il fait aussi un travail incroyable pour l’équipe», a apprécié son entraîneur avant d’affronter Naples, mercredi lors de la 1re journée de la phase de ligue.
Le technicien espagnol croit son équipe «capable de faire encore mieux que la saison dernière. Mais nous devons conserver cette ambition, cette humilité et ce désir de donner la meilleure version de nous-mêmes». Si Arteta a des certitudes, Massimiliano Allegri en a beaucoup moins. L’expérimenté entraîneur italien, finaliste de la C1 avec la Juventus Turin en 2015 et 2017, est toujours en phase de repérage à Naples, où il a succédé en juillet à Antonio Conte.
Son équipe, éliminée dès la phase de ligue l’an passé, n’a pris que trois points en trois journées de Serie A et pointe à une très modeste 13e place. Mais elle a fait trembler l’Inter Milan le week-end dernier à San Siro, menant 2-0 avant de s’incliner 3-2. «On a encore beaucoup de travail, mais ce groupe va répondre présent», a assuré Allegri qui, en plus de Scott McTominay, opéré mardi pour traiter des troubles du rythme cardiaque, pourrait être privé de David Neres et Frank Anguissa.
La 1re journée
Mardi
AEK Athènes – Linz ASK
Club Bruges – Aston Villa
Real Madrid – Inter Milan
Lille – Betis Séville
Borussia Dortmund – Villarreal
Porto – Manchester City
Mercredi
18 h 45 : FC Barcelone – Feyenoord
Stuttgart – Viking Stavanger
21 h : Naples – Arsenal
Paris SG – Slovan Bratislava
Sporting CP – Galatasaray
Liverpool Atlético Madrid
Jeudi
18 h 45 : Fenerbahçe – AS Rome
PSV Eindhoven – Shakhtar Donetsk
21 h : Slavia Prague – Lens
Bayern Munich – Bodo/Glimt
Côme – Leipzig
Manchester United – Sabah