Depuis lundi, Payconiq est révolu, il sera enterré le 30 septembre. Wero se veut désormais l’avenir du paiement digital facile à partir d’un smartphone.
Ils débordent d’enthousiasme, les développeurs de Wero chez EPI (European Payments Initiative). Leur système de paiement digital est disponible au Luxembourg depuis ce mardi. Finis Payconiq et digicash! Bienvenue aux paiements presque sans frontières!
La France, la Belgique et l’Allemagne ont déjà adopté l’application. Les Pays-Bas et l’Autriche seront les prochains. Le but d’EPI est de faire de Wero «le moyen de paiement par défaut des Européens» et « au-delà». Entre eux, en ligne et dans les commerces. Batiself s’est déjà lancé au Grand-Duché, comme plus de 34 000 clients de banques – Spuerkeess, BIL, Post, BNP Paribas et Raiffeisen – qui ont téléchargé l’application le jour de son lancement.
Annoncée plus tôt dans l’année, l’implémentation de Wero a pris du retard, notamment en raison de la complexité de sa mise en place, selon ses développeurs et les représentants des cinq banques luxembourgeoises impliquées. Quelques petits ajustements pour le rendre plus convivial et transparent doivent encore être apportés, malgré une promesse de facilité et d’accessibilité. Wero est en phase de lancement et ne fonctionne pas encore parfaitement, nous a-t-on dit lors d’une présentation marketing sous forme de panels et d’autocongratulation mercredi matin au Kirchberg.
Alors, Wero remplacera-t-il le cash ou les cartes de crédit un jour? Comme Payconiq, Wero est une application permettant d’envoyer de l’argent et de payer directement depuis un compte bancaire en magasin ou en ligne ou de régler des factures dans toute l’Europe au départ d’un smartphone.
Wero fonctionne par virements instantanés de compte à compte, transférant l’argent directement entre les comptes bancaires des utilisateurs. Un système déjà utilisé pour des paiements de particulier à particulier par 74 % des consommateurs luxembourgeois sondés dans le cadre de l’European Payment Barometer. 88 % d’entre eux se sont dit prêts à rejoindre l’appli jaune fluo et ses 58 millions d’utilisateurs.
En Europe et au-delà
Résidents, expatriés et travailleurs frontaliers sont ciblés par EPI et ses partenaires pour rejoindre la communauté. Payconiq ayant été racheté par EPI, ses utilisateurs n’ont pas d’autre choix que de se laisser embarquer pour continuer de profiter de ce service. Wero espère parvenir à convaincre les autres consommateurs de son utilité.
Pas besoin de carte de crédit ou de compte ApplePay ou GooglePay donc. Un jour, EPI l’espère, Wero les remplacera pour les paiements et les achats au quotidien. S’inscrire prend deux minutes à peine. Il suffit de télécharger l’application gratuitement sur son smartphone et de suivre les instructions : choisir un ou plusieurs comptes bancaires, indiquer son numéro de téléphone, accepter l’accès aux contacts du téléphone – pour réaliser les transactions – et valider le tout en passant par sa banque en ligne et Luxtrust. Et de faire confiance à la technologie.
L’application se targue d’être une «solution européenne» qui se soucie des besoins des consommateurs. Plus qu’un moyen de paiement, Wero rêve de devenir un portefeuille incluant notamment les cartes de crédit, «pour respecter le choix des consommateurs», et le paiement sans contact, entre autres fonctionnalités.
Pour rassurer les moins téméraires, EPI promet une sécurité renforcée face aux cyberattaques et aux vols de données confidentielles contenues dans les smartphones. Les services bancaires en ligne (net banking) avaient déjà ringardisé les virements en papier, Wero les rend complètement obsolètes en surfant sur une tendance adoptée par la société.
Les codes QR et liens de paiement via Payconiq continueront d’être utilisables jusqu’à la fin de cette année pour faciliter la migration d’un système à l’autre. Ils seront compatibles avec Wero. En cas de problème avec l’application, EPI conseille de se tourner vers sa banque pour obtenir l’aide nécessaire.