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[Tennis] Alexander Zverev se fait peur


«Je suis juste heureux d'avoir gagné», a résumé Alexander Zverev. (Photo : afp)

US OPEN Le n° 2 mondial Alexander Zverev s’est fait peur, mais a bien rejoint le deuxième tour dans la nuit de mardi à mercredi, tandis qu’Elena Rybakina (2e) a rassuré sur son état de santé et que Coco Gauff (4e) a fait forte impression.

Vainqueur de son premier Grand Chelem à Roland-Garros en juin et finaliste de Wimbledon en juillet, l’Allemand de 29 ans est la tête de série n° 1 dans le Queens en l’absence de l’Italien Jannik Sinner, blessé au genou droit. Il a débarqué à New York sans grandes certitudes dans le jeu après avoir perdu dès son entrée en lice à Montréal, puis en huitièmes de finale à Cincinnati en août.

«C’est exactement le match dont j’avais besoin vu ma tournée de cet été», a-t-il expliqué après avoir battu en cinq sets l’Italien Lorenzo Sonego (89e) 6-4, 3-6, 6-7 (7/9), 7-5, 6-4 au bout de 4 h 52. «Je suis juste heureux d’avoir gagné. Beaucoup de hauts et de bas, je crois que c’est le premier tour le plus long que j’ai joué de ma vie», a-t-il poursuivi.

Zverev s’est montré dominateur d’entrée avant de se mettre à déjouer dans le deuxième set, semblant manquer de combativité lors de certains échanges. L’Italien de 31 ans a sauté sur l’occasion pour égaliser à un set partout grâce à un ace sur un jeu blanc. La 3e manche a été plus disputée, Zverev débreakant en toute fin de set pour jouer un tie-break. Mais il s’est de nouveau manqué au service, laissant Sonego prendre les commandes du match sur une double faute.

L’Allemand a breaké rapidement dans le 4e set, un avantage qu’il a perdu dès le jeu suivant, trop tendre sur une volée complètement manquée. Un problème qui l’a suivi tout le match puisque le Hambourgeois a converti seulement cinq de ses 22 balles de break.

Mais il a pu recoller à deux sets partout grâce à Sonego, qui a bradé son service en toute fin de manche puis dans le cinquième en offrant le break sur une double faute, sans jamais pouvoir recoller.

Autre temps fort de la soirée : le Français Gaël Monfils, qui fêtait mardi ses 40 ans, s’est qualifié pour le deuxième tour en battant le Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo (60e), de 18 ans son cadet, retardant encore un peu ses adieux en Grand Chelem.

Rybakina lorgne le n° 1

Malgré quatre heures d’attente du fait de la pluie, la Kazakhstanaise a battu sans difficulté 6-3, 6-2 la jeune Américaine Thea Frodin (585e mondiale à 17 ans) en à peine moins d’une heure et quart. Contrainte à l’abandon en quarts de finale du récent WTA 1000 de Cincinnati en raison de douleurs au pied gauche, la gagnante du dernier Open d’Australie n’a guère semblé gênée physiquement contre Frodin, malgré un large pansement remontant jusqu’à son mollet gauche.

«J’ai dû faire une assez longue pause, je ne jouais plus et je ne faisais pas grand-chose physiquement. Donc pour moi maintenant, c’est un match à la fois», a expliqué Rybakina lors de son interview d’après-match. Si elle atteint les demi-finales à New York, Rybakina s’installera à 27 ans et pour la première fois de sa carrière au sommet du classement WTA.

«Je suis clairement motivée, j’ai déjà eu des opportunités et ça ne s’est pas passé comme je le voulais. Bien sûr, ce serait une réussite incroyable, mais c’est encore trop loin», a-t-elle insisté. En cas de défaite prématurée, trois autres prétendantes peuvent s’installer sur le trône.

Gauff sereine

L’une d’entre elles, Coco Gauff, a disposé mardi de la Turque Zeynep Sonmez (53e) sans frayeur, 6-3, 6-4. L’Américaine est arrivée à l’US Open en pleine confiance, forte d’un titre à Cincinnati et d’une demi-finale accrochée contre Rybakina à Toronto.

Elle a pris d’entrée les rênes de sa rencontre du premier tour face à une Sonmez pourtant volontaire, qui a joué long pour l’empêcher d’imprimer son rythme, s’aventurant aussi régulièrement au filet pour forcer le point. Mais l’Américaine, campée sur sa ligne de fond, a laissé le jeu venir à elle, acceptant les longs échanges et poussant souvent son adversaire à la faute. «J’ai juste essayé de ne pas paniquer, a-t-elle expliqué après coup. Et j’ai réussi à rester posée.»

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