Dans la forêt du Bambësch, les chercheurs du projet Forlux scrutent les arbres jusque dans leur fonctionnement le plus intime. Après les vagues de chaleur et la sécheresse de cet été, certains signes sont déjà visibles. D’autres pourraient n’apparaître que dans plusieurs années.
Au premier regard, la forêt semble avoir retrouvé son calme. Les arbres sont toujours là, le couvert reste largement vert et, à quelques mètres du chemin, rien ne semble particulièrement alarmant. Pourtant, en levant les yeux, certains détails trahissent déjà le passage de la chaleur. Ici, un houppier clairsemé. Là, des feuilles brunes. Plus loin, la cime d’un arbre semble avoir dépéri.
«Quand on voit des choses mortes au sommet, c’est là que le stress hydrique est le plus important», explique Richard Keim, chercheur en hydrologie du LIST et du projet Forlux. Pour comprendre ce qui se passe réellement, il ne suffit toutefois pas d’observer les feuilles. Dans cette forêt, des capteurs ont été installés directement sur les arbres pour suivre leur réaction au fil des heures.
Le laboratoire en forêt du projet Forlux observe et mesure la manière dont réagissent les forêts aux nouvelles conditions météorologiques.
Une bande métallique mesure leur croissance. Un autre dendromètre est quant à lui capable de détecter des variations de taille de quelques ...
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