Le comité de conjoncture s’est réuni ce mardi 25 août pour statuer sur les demandes des entreprises en matière de chômage partiel et pour faire le point sur les mois précédents.
Comme tous les mois, le comité de conjoncture a fait le point sur la situation du marché du travail au Luxembourg avant d’analyser les demandes prévisionnelles de chômage partiel pour le mois de septembre. Au total, 52 entreprises ont introduit un dossier pour bénéficier de cette mesure, soit une de plus que le mois précédent.
Après analyse, le comité a statué favorablement sur 48 de ces demandes. Parmi elles, 26 relèvent de source conjoncturelle, cinq sont motivées par un lien de dépendance économique, et neuf de source structurelle, c’est-à-dire liées à un plan de maintien dans l’emploi. À noter que huit de ces dernières demandes s’inscrivent dans le cadre d’un cas de force majeure, celui du niveau d’eau insuffisant sur le Rhin et autres voies navigables. Le nombre de salariés concernés s’élève à 1 508 emplois équivalent temps plein (ETP) contre 2 855 le mois précédent.
Un coût de plus d’un demi-million d’euros
Le ministère de l’Économie rappelle que ces chiffres sont indicatifs et concernent le nombre prévisionnel des salariés impactés. «Ils ne représentent donc pas un indicateur concret de la situation conjoncturelle.» Le comité a donc pris l’habitude de renseigner le nombre de salariés ayant effectivement bénéficié du chômage partiel. Ce bilan ne peut se faire que trois mois après les dépôts des demandes. Les entreprises disposent en effet de deux mois pour introduire un décompte des heures réellement chômées auprès de l’Adem.
Concernant donc le chômage partiel du mois de mai, sur les 50 demandes prévisionnelles avisées favorablement, 31 entreprises ont effectivement eu recours au chômage partiel. Ce sont donc 686 salariés qui ont ainsi réellement chômé sur les 1 152 annoncés pour mai, contre 894 le mois précédent.
Les heures chômées déclarées au mois de mai s’élèvent à 28 664, contre 32 720 en avril. Le coût pour le Fonds pour l’emploi s’élève à 593 127 euros, contre 712 613 euros en avril.