Le syndicat OGBL de la Fonction publique réclame des investissements en matière de personnel et d’équipement notamment, face au changement climatique.
Incendies de forêt, fortes chaleurs, intempéries… Les conséquences du changement climatique sont de plus en plus concrètes. Régulièrement, de nouvelles crises apparaissent et posent à notre société des défis toujours plus importants. Face à ce constat, que beaucoup ont déjà fait, l’OGBL s’inquiète des exigences que l’on fait peser sur les agents du service public, généralement en première ligne pour venir en aide à la population en cas d’urgence.
«Qu’il s’agisse de lutter contre les incendies, de porter assistance lors d’intempéries ou de prendre en charge les personnes particulièrement vulnérables pendant les vagues de chaleur, les agents de l’État et des communes assument des responsabilités en période de crise, souvent dans des conditions difficiles», rappelle le syndicat. Pour ce dernier, une chose est donc claire : c’est précisément en période de crise que la population a besoin d’un service public fort et opérationnel. «Celui-ci ne doit pas être sacrifié au nom des économies budgétaires.»
Il lui faut donc suffisamment de personnel, des équipements adéquats et de bonnes conditions de travail pour accomplir ses missions. «Toute économie réalisée sur ces fondements se fait au détriment des agents et de la sécurité de l’approvisionnement et des services à la population.»
Un service public à bout
Et pour l’OGBL, l’importance de cette question est parfaitement illustrée par la situation que vit actuellement la France. Le 13 août dernier, les sapeurs-pompiers professionnels ont appelé à une grève nationale. Les syndicats dénoncent le manque de personnel, l’insuffisance des moyens et la dégradation croissante des conditions de travail, en pleine saison marquée par de graves incendies de forêt et des épisodes de chaleur exceptionnelle.
Depuis le début de l’été 2026, environ 120 000 hectares de forêts et de végétation ont brûlé en France. Plusieurs pompiers ont perdu la vie lors des opérations d’extinction et plus de 140 autres ont été victimes d’intoxications dues aux fumées. Une situation aujourd’hui intenable pour les syndicats français, qui réclament notamment environ 21 000 postes supplémentaires dans les services de sapeurs-pompiers professionnels ainsi qu’un financement durable.