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«J’ai acheté une ruine» : dans le Pays-Haut, elle rénove seule une maison à l’abandon depuis trente ans


Maybelline Berry utilise les réseaux sociaux pour faire connaître son chantier et partager la rénovation de sa maison ancienne. (Photo frédéric lecocq)

Elle a acheté, en mars, une «ruine» en Lorraine belge. Maybelline Berry, 36 ans, s’est lancé le pari un peu fou de la rénover entièrement seule. Pour se motiver, elle poste régulièrement ses travaux sur Instagram. Si tout va bien, dans un an, elle devrait y poser ses valises.

«Parfois, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer en voyant l’ampleur de la tâche. Pour le moment, je suis motivée et j’ai surtout envie de créer un chez moi à mon image», partage Maybelline Berry, originaire d’Étalle (Belgique). La tatoueuse a acquis, en mars 2026, une maison, sur quatre étages, située rue Basse, en centre-ville de Virton. Montant de l’investissement : 50 000 euros. Cette rue pavée de pierres au sol est bordée de maisons anciennes typiques de la Gaume.

Celle de Maybelline Berry est en travaux. Pas besoin de panneau de chantier pour indiquer qu’elle est en cours de rénovation. Seul, le bruit du marteau-piqueur, au loin, suffit : «C’était une ruine. À l’intérieur, j’ai tout enlevé, y compris les vieux meubles qui traînaient et qui étaient tous en mauvais état. Je me suis dit autant repartir de zéro», observe-t-elle. La maison était à l’abandon depuis trente ans. Quelques acquéreurs, avant elle, avaient acheté cette demeure mais devant l’ampleur des travaux avaient abandonné leur projet. Ils ont baissé les bras. Maybelline Berry y a vu du potentiel.

Matériaux de seconde main

Sans aucune formation dans le bâtiment, la trentenaire a tout appris sur le terrain. Son objectif est de la restaurer. Seule : «J’ai des idées bien définies pour l’aménagement intérieur. Je crois aussi que j’avais envie de me tester sur le gros œuvre», témoigne-t-elle.

Son shopping à elle, durant les soldes de juillet, s’est résumé aux rayons des magasins de bricolage en Belgique. «J’ai dû me procurer un marteau-piqueur, des étais de façade, un groupe électrogène, etc. J’essaie, quand je peux, d’utiliser de la seconde main pour les matériaux. Par exemple, je récupère du bois pour mes coffrages. » Et pour ne pas se tromper dans chaque étape de la rénovation, elle consulte des tutos sur YouTube. « Cette plateforme est une mine d’informations pour débuter. Bien évidemment, je ne me passerais pas de professionnels pour des postes comme l’électricité.»

Humour

Pour partager son engouement pour le vieux bâti, Maybelline Berry poste sur les réseaux sociaux ces aventures et mésaventures.

Sur Instagram, la jeune femme est suivie par 4 400 followers. Elle raconte, très souvent avec humour, les avancements de son chantier. «Récemment, j’ai trouvé des assiettes en porcelaine enfouie dans la terre de la future terrasse. J’en ai fait des bijoux que j’ai vendus aux personnes qui souhaitaient m’aider dans cette réhabilitation. Je reconnais aussi que je commence à puiser dans mes réserves financières», confie-t-elle. Maybelline Berry a créé une cagnotte Leetchi nommée «Le défi fou d’une rénovation de ruine en solo».

C. Th.
(Le Républicain lorrain)

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