Deux ans après son triomphe olympique, il était attendu en fanfare pour son retour à Paris. Mais Léon Marchand, diminué par une blessure, a dû revoir ses ambitions à la baisse, même s’il compte tout de même s’amuser.
«J’ai passé une IRM il y a trois jours et la blessure est guérie à environ 70 %, mais ce n’est pas suffisant : ça reste risqué de participer et je ne veux pas gâcher toute la semaine», a-t-il expliqué, craignant une rechute.
Le nageur de 24 ans reste malgré tout persuadé de pouvoir prendre du plaisir dans le bassin parisien.
«Prendre l’énergie du public»
«Je suis quand même capable de m’amuser cette semaine dans les courses sur lesquelles je suis engagé. Je pense qu’en crawl et en papillon, je peux quand même faire des choses assez amusantes et j’ai envie de me tester sur autre chose.» Notamment sur la nage libre, une épreuve sur laquelle il s’est peu aventuré pour le moment et qui représente son nouveau défi en vue des prochains JO dans deux ans à Los Angeles.
«Le fait de ne pas faire de quatre nages, je me suis dit que c’est le moment de vraiment aller à fond sur, par exemple, le 200 m crawl dans le relais, sur le 400 m crawl le dernier jour et sur le 200 m papillon, parce que j’aurais moins de courses que d’habitude. Donc au final, je suis assez curieux de voir comment ça peut évoluer.»
Sur le 400 m nage libre, il se mesurera notamment au recordman du monde, l’Allemand Lukas Märtens.
Malgré son programme réduit, les retrouvailles du héros de Paris-2024 avec le public parisien s’annoncent tout de même bouillantes : «Je ne sais pas trop quoi en attendre, je vais essayer de prendre l’énergie qu’il y a à prendre», a-t-il déclaré.
Si les Bleus se qualifient pour la finale, il devrait faire son entrée en piste avec le relais du 4×200 m nage libre programmé dès ce lundi soir.