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Portugal : le ministre de l’Intérieur au cœur d’une série de controverses


Luis Neves, ici en 2022. (Photo : afp)

Le ministre portugais de l’Intérieur, Luis Neves, est depuis plusieurs semaines au cœur d’une série de controverses liées à la période durant laquelle il a dirigé la police judiciaire (PJ), entre 2018 et 2026.

La pression s’est encore accrue ces derniers jours après l’annonce, le jeudi 6 août, par le ministère de la Justice, d’une procédure de contrôle de la PJ comprenant une évaluation interne et un audit.

Cette évaluation doit notamment examiner «les questions récemment révélées par les médias concernant le fonctionnement interne de la PJ», a précisé un porte-parole du ministère de la Justice.

Luis Neves a salué cette décision, affirmant être «absolument tranquille» et estimant souhaitable que ces procédures soient menées afin que «toute la vérité éclate au grand jour».

Le ministre fait également l’objet d’une procédure devant la Cour des comptes, liée à la gestion financière de la PJ.

Un audit avait révélé plusieurs irrégularités. Luis Neves conteste cette version et affirme avoir lui-même «demandé l’intervention de la Cour des comptes».

Soupçons de conflits d’intérêts

Le ministre est par ailleurs mis en cause au sujet de travaux réalisés dans une propriété familiale par une entreprise qui avait obtenu des marchés de la PJ durant son mandat.

Une autre affaire concerne aussi une remorque saisie dans une opération antidrogue confiée à cette même entreprise. Le ministère public a déjà ouvert une enquête.

L’opposition réclame des démissions

L’opposition a vivement réagi. Le parti d’extrême droite Chega a estimé dans un communiqué que le Premier ministre Luis Montenegro a «complètement perdu le contrôle de la situation» et réclamé le départ de Luis Neves.

Le leader du groupe parlementaire socialiste, Eurico Brilhante Dias, a pour sa part jugé ce vendredi que la situation concernant le ministre avait «atteint la limite de l’admissible», invitant Luis Montenegro à «mettre de l’ordre dans son gouvernement» et à «prendre des décisions difficiles».

De son côté, le président portugais, José Seguro, a salué l’ouverture de ces enquêtes, appelant à «des résultats rapides» afin de préserver «l’État de droit et les institutions démocratiques».

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