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Des aides renforcées pour alléger le coût des rénovations énergétiques


Le nouveau dispositif introduit notamment des subventions pour l'installation d'isolants thermiques écologiques. (Photo : archives editpress/hervé montaigu)

Rénovation énergétique, pompes à chaleur, conseil en énergie : le gouvernement revoit en profondeur le «Klimabonus Wunnen». Le dispositif est prolongé jusqu’en 2030 et plusieurs aides sont revues à la hausse.

Le gouvernement a dévoilé les principales évolutions du «Klimabonus Wunnen». Le dispositif, qui s’inscrit dans les objectifs du Plan national intégré en matière d’énergie et de climat (PNEC), restera accessible jusqu’au 31 décembre 2030, avec des dispositions applicables rétroactivement au 1ᵉʳ janvier 2026.

L’objectif affiché est double : accélérer la rénovation énergétique du parc immobilier résidentiel et faciliter l’adoption de technologies utilisant des énergies renouvelables.

Davantage d’aides pour la rénovation énergétique

L’assainissement énergétique des bâtiments existants demeure le principal axe du régime. Les montants des aides sont revus à la hausse, avec une attention particulière portée aux matériaux isolants écologiques.

Le nouveau dispositif introduit notamment des subventions pour l’installation d’isolants thermiques écologiques avec bardage non fossile ainsi que pour les façades et toitures végétalisées. Certaines exigences techniques liées à la pose des matériaux d’isolation sont également assouplies afin de faciliter les rénovations.

Les aides restent accessibles pour des rénovations réalisées en plusieurs étapes, tandis que les immeubles collectifs bénéficieront d’un assouplissement des critères concernant les surfaces devant être ventilées.

Les investissements facturés entre le 1ᵉʳ janvier 2026 et le 31 décembre 2035 pourront être pris en compte, à condition qu’une première demande d’accord de principe ait été introduite avant la fin de l’année 2030.

Conseil en énergie et chauffage renouvelable encouragés

Le gouvernement renforce également le soutien au conseil en énergie. Les propriétaires pourront désormais solliciter cette aide dès l’introduction de leur demande d’accord de principe, sans attendre la réalisation des travaux.

Les aides destinées aux pompes à chaleur, aux raccordements à un réseau de chaleur ou encore aux chaudières à granulés de bois évolueront également. Elles seront désormais versées sous forme de montants forfaitaires, indépendamment de la puissance des installations.

Le régime intègre en outre l’ancien bonus de remplacement des chaudières au mazout dans les aides de base et crée un bonus spécifique pour le remplacement d’une chaudière au fioul située dans une zone de protection des eaux destinées à la consommation humaine.

Une nouvelle subvention sera également disponible à partir du 1ᵉʳ octobre 2026 pour l’installation de systèmes de gestion intelligente de l’énergie dans les logements (Home Energy Management Systems).

Des majorations temporaires prévues par la tripartite

Plusieurs mesures issues de l’accord tripartite conclu le 8 juin dernier viennent compléter le dispositif.

Les ménages qui installeront une pompe à chaleur dans un logement existant pourront bénéficier d’un supplément de 2 000 euros pour les commandes passées entre le 1ᵉʳ janvier 2026 et le 30 juin 2027.

Les aides destinées au conseil en énergie augmenteront temporairement de 300 euros pour une maison unifamiliale et de 500 euros pour un immeuble collectif.

Les travaux d’assainissement énergétique bénéficieront également d’une hausse des subventions comprise entre 15 et 20 % pour les demandes introduites avant le 30 juin 2027.

Un préfinancement à partir de 2027

Autre nouveauté importante : à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, le système de préfinancement déjà utilisé pour les installations photovoltaïques sera étendu aux pompes à chaleur et aux travaux d’assainissement énergétique.

Concrètement, les ménages n’auront plus à avancer la totalité du coût des travaux. L’entreprise déduira directement le montant de la subvention de la facture finale, avant d’être remboursée par l’État. Les entreprises souhaitant proposer ce mécanisme devront être inscrites dans un registre spécifique.

Ce préfinancement restera facultatif et coexistera avec la procédure classique de demande d’aides, le montant des subventions restant identique dans les deux cas.

En présentant la réforme, Serge Wilmes a souligné que la prolongation du dispositif jusqu’en 2030 devait offrir «la sécurité de planification» nécessaire aux ménages comme aux entreprises, tout en encourageant des investissements permettant de réduire les émissions de CO₂ et d’améliorer le confort des logements.

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