Le ministre des Finances a présenté lundi l’évolution de la situation financière de l’État aux députés.
«Nos finances publiques sont solides, mais la prudence reste de mise dans un monde incertain.» Le ministre des Finances, Gilles Roth, a présenté ce lundi 13 juillet la situation financière du Grand-Duché en date du 30 juin 2026 aux députés de la commission des Finances et de la commission de l’Exécution budgétaire.
À la fin du premier semestre, les recettes de l’État affichent ainsi une évolution particulièrement robuste. Elles progressent en effet de 10,8 % par rapport au premier semestre 2025, soit une hausse de 1,4 milliard d’euros. À fin juin, au total 14,3 milliards d’euros ont été encaissés, soit l’équivalent de 53 % du budget voté, contre 49,6 % à la même période de l’année précédente.
Les bénéfices de l’index
Les recettes de l’administration des Contributions directes (ACD) atteignent près de 8 milliards d’euros, en hausse de 507,5 millions (+6,8 %) par rapport à fin juin 2025. Cette évolution est principalement portée par l’impôt sur le revenu des collectivités (IRC), qui progresse de 203,7 millions d’euros (+10,1 %) et atteint les 2,2 milliards d’euros. Les recettes issues de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) augmentent de 8 %, tandis que les recettes provenant de la retenue d’impôt sur les salaires (RTS) progressent de 5,8 %, soutenues notamment par l’index.
L’administration de l’Enregistrement, des Domaines et de la TVA (AED) enregistre une progression particulièrement marquée de ses recettes, qui atteignent environ 4,5 milliards d’euros, soit une hausse de 841 millions (+22,8 %) sur un an. Cette performance s’explique notamment par la progression, tous secteurs confondus, de la TVA, qui augmente de 317,2 millions d’euros (+11,5 %), ainsi que par l’évolution favorable de la taxe d’abonnement, dont les recettes s’établissent à 721,1 millions d’euros (+7,7 %).
Les rentrées fiscales de l’administration des Douanes et Accises (ADA) s’élèvent quant à elles à 1,2 milliard d’euros, soit un niveau globalement stable (-0,5 %) par rapport à l’année dernière.
Des dépenses en hausse
Les dépenses de l’État continuent d’évoluer à un rythme soutenu. Celles-ci s’établissent à 16,3 milliards d’euros, soit une progression de 8,9 %. Les principaux moteurs de cette évolution demeurent les investissements publics (+441 millions d’euros), les transferts courants, notamment à la sécurité sociale et aux administrations locales (+394 millions d’euros), et les rémunérations (+243 millions d’euros).
De son côté, la dette publique s’établit à 26,5 milliards d’euros, soit 28,3 % du PIB. D’après Gilles Roth, ce niveau demeure modéré en comparaison internationale. «Nous devons continuer à gérer les finances publiques avec responsabilité, a rappelé le ministre. Pour préserver ainsi notre capacité à renforcer le pouvoir d’achat et la cohésion sociale, tout en investissant durablement dans la compétitivité, l’innovation, la croissance et la qualité de vie des citoyens.»