[MONDIAL-2026] Quelques surprises mais pas de séisme : la France, l’Espagne, l’Angleterre et l’Argentine ont tenu leur rang en se hissant en demi-finales et poursuivent leur quête de nouvelle étoile.
France et Espagne en patrons
Espagne, France, Angleterre et Argentine étaient les quatre favoris désignés par le statisticien en juin, avant le coup d’envoi. Mais si la Roja avait alors le plus de chances de l’emporter, elle a depuis été supplantée par les Bleus, à qui Opta donne désormais 34,05 % de chances de décrocher une troisième étoile.
Solides vainqueurs du Maroc en quart (2-0), les joueurs de Didier Deschamps n’ont pas réellement tremblé jusque-là, même lors d’un huitième piégeux face au Paraguay (1-0). Mais les vents contraires promettent de forcir mardi à Dallas. Face aux Bleus, présents à ce stade de la compétition pour la troisième fois consécutive, s’avance la Roja, sacrée en 2010 et qui monte en puissance depuis son entrée en lice timide face au Cap-Vert (0-0), à l’image de sa star Lamine Yamal.
Encore peu décisif avec un seul but dans ce Mondial, l’ailier de Barcelone a retrouvé une partie de sa magie lors du quart face à la Belgique (2-1), entre dribbles virevoltants et passe en profondeur parfaitement dosée pour l’ouverture du score. Il ne lui manque plus qu’à retrouver son efficacité face au but, lui qui avait éclaboussé de son talent la demi-finale de l’Euro-2024 face aux Bleus (2-1) d’une frappe somptueuse en pleine lucarne.
Si l’Espagne s’en est remise à son milieu de terrain Mikel Merino, «supersub» venu offrir la victoire face au Portugal (1-0) en huitième et à la Belgique en quart (2-1), les offensifs français sont eux bien au rendez-vous, avec 13 buts cumulés par Dembélé et Mbappé, deux de plus que la Roja depuis le début de la compétition. Un duel qui promet face à la défense espagnole, la meilleure du Mondial avec un but encaissé.
Angleterre et Argentine au forceps
Pour Anglais et Argentins, le parcours a été moins linéaire. Revenus d’une situation délicate face à la RD Congo en seizièmes grâce à un doublé d’Harry Kane dans le dernier quart d’heure (2-1), les Three Lions s’en sont remis à leur autre joyau, Jude Bellingham, pour renverser de vaillants Norvégiens (2-1) après prolongation, samedi.
«Nous avons eu de la chance», a reconnu le sélectionneur des Anglais Thomas Tuchel, «pas satisfait» du jeu de l’Angleterre, qui rêve d’accéder à la finale pour la première fois depuis le titre de 1966. «Peut-être que (Tuchel) ne sait simplement pas ce que c’est de jouer dans ce genre de conditions face à Haaland, Odegaard, Nusa ou Sorloth, a rétorqué Bellingham après ce match disputé par une forte chaleur. Parfois, on doit gagner en jouant sale. Et c’est ce qu’on a fait ce soir.»
Après s’être fait peur contre l’étonnant Cap-Vert (3-2 a.p.) en 16e, puis contre l’Égypte (3-2) en 8e, les champions du monde argentins ont de nouveau eu toutes les peines du monde à se défaire de la Suisse (3-1), poussés en prolongation par des Helvètes réduits à dix à la 72e minute. Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas Messi (huit buts dans ce Mondial) qui a libéré l’Albiceleste mais Julian Alvarez, d’une frappe lumineuse dans la lucarne (112e, 2-1).
«Nous avons souffert», a reconnu le sélectionneur argentin Lionel Scaloni, tout en rappelant que son équipe avait déjà peiné par moments au Qatar en 2022, poussée aux tirs au but en quart face aux Pays-Bas, avant de décrocher le titre mondial. L’Albiceleste compte bien faire bégayer l’histoire.