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La Coupe à la maison

La Coupe du monde avait bien mal débuté. Et nous ne parlons pas ici de sport. Difficultés d’entrée aux États-Unis, visas annulés, tensions autour de l’arrivée des fans du monde entier… La liste des crispations était longue au début de la compétition. Les yeux étaient aussi braqués sur Donald Trump, alors englué dans sa guerre en Iran (c’est toujours le cas). La crainte était de le voir s’exciter sur on ne sait quel sujet et gâcher la compétition d’une façon ou d’une autre. Ce n’est pas arrivé, même s’il y a eu le scandale du carton rouge annulé. Si vous n’avez pas suivi, les experts du ballon rond vous expliqueront.

Alors que la compétition s’arrêtera la semaine prochaine, la manifestation a été un véritable succès populaire, que ce soit au Mexique, aux États-Unis ou au Canada, les trois pays hôtes. Le public venu des quatre coins du monde a pu découvrir notamment les États-Unis. Les médias américains ont été surpris de découvrir que le monde entier ne les détestait pas et que les touristes étaient ravis de découvrir leur culture. Aucun heurt ni aucun problème majeur de sécurité n’ont été notés pour l’instant. Les Américains ont aussi redécouvert un sport et la ferveur populaire qui l’accompagne. Même si nos amis belges ont mis fin à la fête pour l’équipe américaine, l’ambiance qui a accompagné la compétition restera gravée dans les mémoires de l’autre côté de l’Atlantique.

La crainte de voir Donald Trump et sa politique pirater la compétition a donc rapidement disparu et les Américains ont fait la fête avec les supporters venus du monde entier. Les drapeaux de différentes nations ont envahi les rues des villes de la côte Est à la côte Ouest du pays. Et cela sans animosité, sans violence, bien loin du monde d’opposition et de fractures entre les peuples que décrit trop souvent le locataire de la Maison-Blanche dans ses discours ou ses tweets enflammés. D’où la surprise, parfois, de certains habitants de découvrir que les supporters de différents continents pouvaient faire la fête ensemble sans que les villes ne se transforment en champ de bataille.

Cette bouffée d’air frais pour le continent nord-américain va durer jusqu’au dimanche 19 juillet, date de la finale. Que les Américains en profitent.

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