[MONDIAL-2026] L’Espagne est son «deuxième pays», mais le gardien belge Thibaut Courtois ne fera pas de sentiments au moment d’affronter la Roja ce vendredi en quart de finale.
Meilleur gardien de la Coupe du monde 2018, trophée Yachine récompensant le meilleur gardien du monde en 2022, le géant flamand (1,99 m) traverse le tournoi avec la sérénité du sage qu’il est devenu du haut de ses 34 ans. Irréprochable lors des cinq premiers matches, il n’a rien pu faire lors des cinq buts concédés depuis l’entame de la compétition, le dernier face à la Team USA sur un coup franc dévié dans son propre but par son équipier Hans Vanaken.
Mais si la Belgique est toujours en vie dans le tournoi, elle le doit à plusieurs arrêts de grande classe du joueur formé au RC Genk, dans le Limbourg belge. «Thibaut nous a maintenus dans le match à quelques reprises. Je suis content pour lui», n’a pas manqué de se féliciter le sélectionneur Rudi Garcia.
Le fait que le grand Thibaut n’ait eu que neuf arrêts à effectuer en cinq rencontres (selon le statisticien Opta) a un côté rassurant pour une équipe de Belgique dont la défense était considérée comme le point faible il y a encore quelques semaines. Mardi à Seattle, les Diables Rouges ont défendu en avançant, ce qui a empêché les Américains de s’approcher du but de Courtois, qui a passé 90 minutes tranquilles.
Sa soirée de samedi risque d’être bien plus agitée face à une Espagne favorite qui alignera des attaquants que Courtois connaît parfaitement pour les affronter régulièrement en Liga. Les Lamine Yamal, Torres ou Dani Olmo n’ont sans doute guère de secrets pour le Belge qui fera tout pour que le duel de cette fin de semaine ne soit pas sa dernière apparition dans un Mondial.
Rassuré par la relève, va-t-il dire stop?
Car à l’approche de cette Coupe du monde, Courtois a laissé entendre qu’il pourrait mettre un terme à sa carrière internationale au terme du tournoi alors qu’il est devenu (avec 20 matches) le Belge ayant disputé le plus de rencontres en Mondial. «Mon corps a besoin de souffler», a expliqué début juin le trentenaire, régulièrement tracassé par ses adducteurs après avoir souffert d’une grave blessure à un genou en 2023.
Il se concentrerait alors exclusivement sur sa fin de carrière au Real (où il est sous contrat jusqu’en juin 2027), «rassuré par la relève» en Belgique, avec des jeunes pleins de talents à l’image de Senne Lammens, impressionnant cette saison à Manchester United, ou Mike Penders, révélation de Ligue 1 avec Strasbourg où il était prêté par Chelsea qui le récupérera en vue de la saison à venir.