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Aliments pour bébé : «privilégier les alternatives au plastique»


Verre, acier inoxydable, céramique : le plastique n'est pas une obligation. (Photo : archives editpress/alain rischard)

L’alerte avait été donnée sur la présence de microplastiques dans les gourdes souples qui garnissent nos rayons pour bébé : la ministre de l’Alimentation recommande de limiter le contact alimentaire avec le plastique.

Nous l’avions relayée dans nos colonnes : l’étude commandée en 2025 par Greenpeace auprès de l’institut d’analyse norvégien SINTEF Ocean sur six produits Danone et Nestlé avait révélé en mai dernier que des microplastiques avaient été retrouvés dans l’intégralité des sous-échantillons. En réponse à une question parlementaire du député CSV Charles Weiler, la ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Viticulture, Martine Hansen, également en charge du portefeuille de la Protection des consommateurs, a essentiellement rappelé les bonnes pratiques préconisées par l’ALVA et la Direction de la santé : «une alimentation variée et équilibrée ainsi qu’une diversité des origines et des marques des aliments reste la meilleure stratégie pour réduire autant que possible les risques potentiels».

En l’absence de limitations par la législation de l’UE pour les microplastiques dans les matériaux en contact avec les denrées alimentaires, «la recherche en étant encore à ses débuts et le Luxembourg ne disposant pas de l’expertise nécessaire», la ministre en appelle à la responsabilité de chaque parent pour «réduire l’exposition des nourrissons et des jeunes enfants aux microplastiques».

Faire évoluer nos modes de vie

Comme indiqué dans le carnet de maternité destiné aux femmes enceintes et dans le cadre de la campagne nationale «1 000 premiers jours», il s’agit essentiellement de «privilégier les alternatives au plastique» (verre, acier inoxydable, céramique) pour les biberons, assiettes et tout récipient en contact avec les aliments. La population est également invitée à réduire l’utilisation des emballages en plastique prêts à consommer, à préparer et consommer des aliments frais, ou encore à éviter de réchauffer les aliments dans des emballages en plastique, en particulier au micro-ondes. De manière générale, la Direction de la santé conseille une réduction générale de la présence du plastique dans la vie quotidienne des enfants, en particulier pour les objets entrant en contact avec la bouche, qu’il s’agisse des aliments comme des jouets.

Mais selon Martien Hansen, le problème est plus global : «Il convient de souligner qu’il n’est pas possible d’éviter totalement les microplastiques dans l’environnement actuel.» Évoquant par exemple les résidus de l’usure des pneus ou du lavage des vêtements synthétiques, la ministre estime qu’«une réduction durable de la charge liée aux microplastiques nécessite une évolution plus large de nos modes de production, de consommation et de gestion des ressources. La question des microplastiques dépasse donc largement le cadre des emballages alimentaires et nécessite une approche globale.»

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