[MONDIAL-2026] Et un! Et deux! Et trois fiascos! Pour l’Allemagne, les Coupes du monde se suivent et se ressemblent depuis 2018, inéluctable déclassement sur la scène internationale.
Un réservoir limité
L’actuel réservoir allemand est assez limité, en comparaison avec des nations comme la France, l’Angleterre ou l’Espagne.
Le moindre accroc se fait immédiatement ressentir dans les résultats. Un début de réveil allemand s’était dessiné à l’Euro-2024 (défaite en quarts contre l’Espagne), autour du duo Musiala/Wirtz. Mais les deux joyaux ont connu une saison compliquée. Et les blessures en amont du Mondial de Gnabry ou de Karl (18 ans), et de Schlotterbeck pendant, ont également mis en lumière la faiblesse de banc.
«Nous avons traditionnellement accordé énormément d’importance au collectif, au comportement tactique, à la fiabilité et à la mentalité. Mais aujourd’hui, cela ne suffit plus», a estimé l’ancien directeur de l’académie de la fédération, Tobias Haupt.
Défense et attaque en peine
Par le passé, la défense et l’attaque constituaient les forces de la Mannschaft, au pays des défenseurs Ballons d’or Franz Beckenbauer et Mathias Sammer, et des buteurs de génie comme Gerd Müller ou Miroslav Klose. Mais le dernier match sans encaisser de but dans un Mondial remonte à la finale en 2014 contre l’Argentine. Les garanties offertes en 2026 par la charnière Rüdiger-Tah ont été inexistantes.
Enfin en attaque, depuis la retraite de Miroslav Klose à l’été 2014, l’Allemagne traîne comme un boulet l’absence d’un avant-centre de classe mondiale.
Nagelsmann au centre des critiques
Sélectionneur depuis septembre 2023 et encore sous contrat jusqu’en 2028, Julian Nagelsmann se trouve au centre des critiques en Allemagne, notamment le fait de positionner le capitaine Joshua Kimmich en défenseur latéral, alors qu’il joue milieu de terrain au Bayern.
L’ombre de Jürgen Klopp a plané au-dessus de la Mannschaft durant tout le Mondial.