La crête de la vague de chaleur se rapproche lentement mais sûrement. Ouf, il était temps. Mais le plus dur reste à venir. Nous devrions atteindre des températures de 40 °C localement samedi au Grand-Duché. L’atmosphère sera également étouffante dimanche, mais les orages viendront sonner de façon spectaculaire la fin de la canicule. Nous perdrons 12 degrés lundi par rapport au week-end. Puis les températures redeviendront largement respirables la semaine prochaine. De quoi rapidement oublier les mauvais moments que nous vivons depuis plusieurs jours? Nous verrons. Mais c’est à chaque fois la même histoire. Lors d’une période aussi difficile, la réalité du changement climatique nous rattrape. Et avec elle, les questions qui se multiplient : que faire face à ces vagues de chaleur? Comment nous organiser pour traverser ces épreuves de plus en plus fréquentes? Que pouvons-nous faire pour limiter notre impact sur le climat qui accélère le phénomène? Comment adapter nos logements à la furie du soleil? Ces réflexions, et bien d’autres, tournent actuellement dans nos têtes surchauffées. Est-ce que ce sera le cas encore dans une semaine, quand les températures seront redevenues normales, c’est-à-dire viables? Ce n’est pas vraiment sûr.
Nous avons tous tendance à rapidement oublier ces phases de forte chaleur dès qu’elles disparaissent. Les débats autour du changement de nos habitudes, de notre façon de vivre pour surmonter ces épreuves, s’évaporent presque instantanément dès que le mercure ne s’affole plus dans les thermomètres. Mais ce ne sera peut-être pas le cas cette fois-ci. C’est déjà la deuxième vague de chaleur qui touche le pays alors que nous ne sommes que le 26 juin. Cet été 2026 sera long et nous réserve bien des surprises. Difficile de nous projeter aujourd’hui sur ce qui nous attend exactement ces dix prochaines semaines. Il faudra en tout cas remettre le sujet de ces périodes de canicule de plus en plus fortes au cœur du débat, que ce soit à l’automne, en hiver ou au printemps. Le temps presse. Nous devons nous adapter et ne pas attendre de suffoquer durant l’été 2027, 2028 ou 2035 pour y repenser.