GP D’AUTRICHE Revigoré par sa première victoire avec Ferrari en Catalogne, le septuple champion du monde Lewis Hamilton se lancera ce week-end à la poursuite de l’actuel leader Kimi Antonelli (Mercedes).
C’est le tenant du titre mondial 2025, le Britannique Lando Norris en McLaren, qui a servi de lanceur d’alerte à propos de la menace des monoplaces rouges italiennes. «Nous avons de la chance que Ferrari ne dispose pas pour l’instant d’un meilleur moteur», a-t-il déclaré sur Sky Sports, au risque sinon de voir la Scuderia «humilier tout le monde».
L’équipe au cheval cabré dispose déjà d’un châssis considéré comme le meilleur des 11 en lice cette saison.
Et l’écurie la plus ancienne et la plus titrée en F1 a débarqué à Spielberg avec de premières évolutions de la partie thermique du bloc propulseur.
Retard sur Mercedes
Pour gagner une vingtaine de chevaux et combler ainsi son retard sur Mercedes, considéré comme le meilleur motoriste par la concurrence, Ferrari devrait aussi se doter d’un nouveau turbo à la fin de l’été et de la série des GP européens, peut-être aux Pays-Bas ou en Italie.
Cette première évolution devrait bénéficier au coéquipier d’Hamilton, le Monégasque Charles Leclerc, qui vient de resigner avec sa Scuderia «de cœur» mais dont le début de saison est difficile malgré son statut de pilote parmi les plus rapides au monde.
Le jeune marié de 28 ans est 4e du classement provisoire, à 31 points du 3e, George Russell (Mercedes).
L’ambitieux Britannique, 28 ans également, a perdu son statut de grand favori du championnat du monde, au profit de son jeune coéquipier et dorénavant rival, Antonelli.
Le patron de Mercedes F1, l’Autrichien Toto Wolff, a prévenu les siens qu’il fallait se ressaisir après des pannes des deux monoplaces allemandes : «Notre talon d’Achille est pour l’instant la fiabilité (…) Nous nous battons pour deux championnats du monde, mais nous devons vraiment nous améliorer si on veut sortir en tête en fin de saison.»