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[Football] Valverde le frustré, face à l’Espagne


Valverde avec l'Uruguay, ça ne va pas beaucoup mieux que Valverde avec le Real. (Photo : afp)

[MONDIAL-2026] Sevré de titre avec le Real à l’issue d’une saison mouvementée, Federico Valverde est tout aussi frustré au Mondial avec un Uruguay qui déçoit.

Accroupi et la tête basse, le capitaine de la Celeste, 27 ans, n’a pas caché sa déception à Miami dimanche après le nul de son équipe face au Cap-Vert (2-2). Une nouvelle désillusion qui s’est ajoutée à la «frustration» et à la «colère» ressenties par le milieu de terrain du Real après, déjà, une contre-performance des Uruguayens lors de leur premier match face à l’Arabie saoudite (1-1).La Céleste peut pourtant compter sur ses capacités physiques et sa lourde frappe de loin. Mais Valverde (75 sél., 9 buts), qui dispute sa deuxième Coupe du monde après 2022, n’a jusqu’ici pas connu le succès sur ses rares tentatives au but.Ses prestations au Mondial sont dans la continuité d’une saison à oublier avec le Real : pas de titre, un changement d’entraîneur en janvier et une altercation début mai avec le Français Aurélien Tchouaméni qui l’a laissé avec un traumatisme crânien, lui faisant rater la fin de saison.

Lauréat de deux Ligues des champions avec le club merengue (2022, 2024), «Pajarito» (petit oiseau) avait pourtant entamé la saison avec de bonnes sensations et en portant plusieurs fois le brassard de capitaine en l’absence de Dani Carvajal.

Ses huit saisons à la «Maison blanche» et sa polyvalence ont fait de lui l’un des joueurs les plus expérimentés de l’équipe et il était un pilier pour l’ex-entraîneur Xabi Alonso.

«C’est le Juanito du XXIe siècle»

Mais, privé de Trent Alexander-Arnold et de Dani Carvajal, Xabi Alonso a décalé le milieu au poste de latéral droit. Un poste qui n’était pas du goût de Valverde, entraînant des frictions entre les deux hommes au point que, pour certains observateurs, il a été l’un des responsables du départ de l’entraîneur en janvier.

Alexander-Arnold de retour, Valverde a de nouveau montré son meilleur visage, inscrivant un triplé en 8es de finale aller de la Ligue des champions contre Manchester City (3-0).

«Peu importe où tu le mets. C’est le Juanito du XXIe siècle. Tout ce qu’un joueur du Real Madrid rêve d’être, c’est « Fede » Valverde», avait salué l’entraîneur intérimaire Alvaro Arbeloa, en le comparant à l’icône merengue des années 1970-1980. Las, le Real a été éliminé par le Bayern Munich en quarts.

Valverde espérait bien lui se changer les idées avec la Céleste. Au lieu de cela, le voici, avec ses partenaires, au pied du mur face à la Roja, championne d’Europe en titre. Et il faudra au minimum un nul pour espérer voir les 16es et éviter une saison en enfer.

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