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[Football] Enciso, le «mita’i» qui porte le Paraguay


Julio Enciso a été passeur décisif sur les deux buts paraguayens dans ce Mondial. (Photo : afp)

[Mondial-2026] Dans le sillage du gamin de Caaguazu, le Paraguay se prend à rêver d’une qualification pour les 16e de finale.

Ceux qui le connaissent assurent que Julio Enciso n’a pas peur des défis et ne renie pas ses origines : ce « mita’i » (gamin), qui manie mieux la langue indigène guarani que l’espagnol, porte aujourd’hui l’espoir d’une qualification du Paraguay en 16e de finale du Mondial.

L’attaquant de 22 ans, révélé en Ligue 1 cette saison avec Strasbourg (12 buts et 9 passes décisives), a pourtant bien failli rater le grand rendez-vous américain. La faute à une blessure à la hanche et à une cuisse, subie en match amical une semaine avant le tournoi, qui l’a fait sortir du terrain sur une civière, dans un torrent de larmes. Plus que peur que de mal finalement : il s’est rétabli à temps.

«Il faisait de la magie avec le ballon»

Passeur décisif pour l’honneur lors de la lourde défaite contre les Etats-Unis (4-1), le joueur aux 34 sélections (4 buts) a resservi le couvert contre la Turquie, avec cette fois une victoire (1-0) qui a permis à l’Albirroja de s’offrir un match décisif contre l’Australie jeudi (vendredi 4 h en Europe) dans le groupe D. L’enfant de Caaguazu se montre pour l’instant à la hauteur des attentes placées en lui.

Mario Trigo, l’un de ses premiers entraîneurs, le suivait d’un peu plus près que les autres enfants, dans cette petite ville proche de la capitale Asunción, dont l’activité essentielle est agricole et forestière. «Il jouait vraiment très bien, se souvient-il. Si le ballon ne lui arrivait pas, il décrochait, et quand il l’avait, il faisait de la magie avec : deux, trois dribbles jusqu’à marquer un but.»

Son talent précoce se traduit déjà par cette remarquable technique et cette rapide conduite de balle, qui font aujourd’hui de lui une pièce maîtresse de la sélection paraguayenne, de retour à la Coupe du monde après 16 ans d’absence. À 12 ans, il commence à attirer l’attention des recruteurs, alors qu’il joue pour le club de Caaguazu.

L’ancien international paraguayen Roberto Paredes, formateur au Libertad, l’un des clubs historiques du pays, le découvre lors d’une détection en 2016. Paredes, impressionné par ce préadolescent «doté d’une grande maîtrise du ballon et d’une bonne frappe», cherche alors à le faire venir au plus vite à Libertad. Les parents d’Enciso jugent prématuré un déménagement vers la capitale, mais finissent par accepter, convaincus par Mario Trigo, l’entraîneur de toujours.

Professionnel à 15 ans, international à 17

À l’école, on lui aménage des horaires pour concilier études et foot. «Chaque fois qu’il venait, il montrait beaucoup d’enthousiasme et une grande envie de travailler», se remémore son enseignante d’arts plastiques de l’époque, Noemi Mercado. À ce moment-là, Julio Enciso ne parlait qu’en guarani, la langue indigène et officielle du Paraguay avec l’espagnol. Mais il avait «cette humilité, cette flamme vive qui rappellent d’où il vient».

Alors qu’il ne faisait que commencer sa carrière, la joya (le joyau), comme l’a surnommé la presse locale, entretenait un rapport étroit avec Oscar Cardozo, le meilleur buteur de l’histoire de la sélection paraguayenne. Aux côtés de son mentor, Enciso a fait ses débuts avec Libertad en première division à 15 ans, avant d’intégrer la sélection A du Paraguay à 17 ans. Un an plus tard, en juin 2022, direction Brighton.

Après trois saisons en Angleterre, il a posé ses valises à Strasbourg, formant un duo d’attaque percutant avec l’Argentin Joaquin Panichelli. Si ce dernier, victime en mars d’une rupture des ligaments croisés du genou, n’est pas présent au Mondial cet été, Enciso entend bien étirer le plus possible son séjour en Amérique du Nord. Et avec lui, c’est tout un pays qui se prend à rêver.

str-ali/nip/bdx

Angleterre : le nul face au Ghana, «ce n’est pas la fin du monde»

Jude Bellingham a estimé que le nul concédé dans la nuit de mardi à mercredi par l’Angleterre contre le Ghana (0-0) n’était «pas la fin du monde», même s’il a frustré des Three Lions pas encore en 16e de finale. «Pas d’inquiétude, pas de stress, pas d’embrouille. C’est le message que j’ai fait passer dans le vestiaire : rester positifs et préserver la bonne ambiance qui règne actuellement. On a quatre points, on est bien placés pour se qualifier», a déclaré le milieu du Real Madrid après le match.

Bellingham, à l’histoire sinueuse avec sa sélection, a tout de même déploré un mal récurrent chez les Anglais : «On commence par une bonne prestation et une belle victoire, mais le deuxième match s’avère frustrant à cause de la façon dont l’adversaire défend et s’organise». «Il faut reconnaître le mérite du Ghana, a-t-il poursuivi. Ils ont obtenu exactement ce qu’ils étaient venus chercher, et nous n’avons pas réussi à les faire craquer. Mais ce sont des choses qui arrivent.»

Faisant référence à la 86e minute de la partie durant laquelle les Anglais ont gâché coup sur coup trois occasions franches, le Madrilène a d’ailleurs confié avoir demandé à ses coéquipiers de ne plus manquer de telles opportunités. «L’essentiel est de continuer à avancer, de rentrer au camp de base, de bien récupérer, d’analyser notre prestation et de poursuivre sur notre lancée, avec la même mentalité et la même attitude. Tout ira bien», a-t-il positivé pour conclure.

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