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Luc Frieden : «L’avenir n’est pas une fatalité, il est le fruit de nos choix»


«À toutes celles et à tous ceux qui vivent et travaillent chez nous, je veux leur dire que cette fête nationale est aussi la leur», affirme Luc Frieden. (Photo : editpress/julien garroy)

À l’occasion de la fête nationale, le Premier ministre a tenu une allocution sobre mais optimiste, dans un contexte de tensions internationales que le Luxembourg entend affronter en affirmant ses valeurs d’ouverture et d’union.

Le discours de Luc Frieden s’est décliné sous forme d’appels successifs à l’union et au rassemblement. Unité nationale d’abord, avec un retour sur les discussions d’une tripartite mal partie mais qui a abouti au final sur le «Paquet résilience» : «Notre capacité à aller les uns vers les autres, à être à l’écoute et à trouver des solutions ensemble (…), c’est dans cet esprit que nous avons travaillé ces dernières semaines avec les partenaires sociaux et cherché à jeter des ponts. Ce gouvernement n’a ni écarté ni minimisé leurs préoccupations et leurs points de vue parfois divergents. Nous les avons abordés ensemble – dans le dialogue et le respect, avec compréhension et une écoute attentive. C’est cette approche qui caractérise le Luxembourg.»

Union avec les partenaires européens ensuite. Au cours d’une allocution pour la fête nationale de six minutes et 744 mots, les sept occurrences de l’Europe pour onze du Luxembourg ne trompent pas. Dans «un monde en pleine mutation», qu’il s’agisse des conflits internationaux «en Ukraine, au Proche-Orient, en Afrique et dans bien d’autres régions» ou des «incertitudes» sur les «perspectives économiques, sociales et technologiques», la nation «doit s’engager aux côtés de ses partenaires européens. Pour ses valeurs. Pour sa sécurité. Et pour son avenir. Car l’avenir n’est pas une fatalité, il est le fruit de nos choix. Nous écrivons notre propre avenir – comme citoyens, comme pays et comme Européens.»

Fierté et confiance

Appel à s’unir avec les travailleurs expatriés et frontaliers comme l’année passée, autour de la fierté de ce qu’ensemble nous bâtissons, génération après génération : «À toutes celles et à tous ceux qui vivent et travaillent chez nous, je veux leur dire que cette fête nationale est aussi la leur. Ce que le Luxembourg fête en ce jour, c’est aussi le résultat de votre contribution remarquable au développement économique, social et culturel de notre pays.» Une fierté partagée autour de la figure du «nouveau Grand-Duc Guillaume qui, avec la Grande-Duchesse Stéphanie, a su renforcer notre cohésion nationale et représenter notre pays avec exemplarité à l’étranger dès les premiers mois de son règne».

Alors, à la «peur» et au «pessimisme» ambiants, Luc Frieden oppose la «responsabilité» et la volonté d’avancer ensemble, la confiance et l’optimisme. Avec le vœu d’unir les efforts pour parvenir à «un modèle social qui n’abandonne personne à son sort, une économie dynamique, innovante et créatrice d’emplois» ou encore «un mode de vie qui respecte les limites de notre planète» à l’heure des vagues de chaleur record. «Parce que je crois en la cohésion de notre pays et de l’Europe, et en notre capacité collective à relever ces défis.»

 

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