Donald Trump a affirmé mercredi que les États-Unis allaient «attaquer» l’Iran et a accusé ses dirigeants de se «moquer» de son pays. Les frappes devaient commencer dans la nuit.
«On va les attaquer, les attaquer très durement», a déclaré le président américain à la presse dans le Bureau ovale, ajoutant que ce serait dès «aujourd’hui» (mercredi). «On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n’arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se moquent de nous», s’est-il plaint.
À la veille du coup d’envoi d’une Coupe du monde de football où la sélection iranienne jouera sur le sol américain, il avait plus tôt dans la journée accusé l’Iran d’avoir «mis trop de temps» à négocier un accord, ce dont il devra «payer le prix». Mardi, il avait pourtant annoncé un «très très bon accord» à venir sous «deux à trois jours», mais entretemps de nouveaux échanges de tirs ont eu lieu, tôt mercredi.
Donald Trump a aussi affirmé à Fox News qu’il envisageait de plus en plus de mener des frappes contre des centrales électriques et des ponts iraniens. «Les infrastructures critiques sont vitales», a répondu sur X le président iranien Massoud Pezeshkian, affirmant que les menacer «n’est pas un signe de force, mais de désespoir face à la volonté d’un pays.
L’ONU redoute une «guerre totale»
L’Iran avait auparavant revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par la destruction lundi d’un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.
Au Koweït, l’armée a affirmé faire face à «des cibles aériennes hostiles» sans préciser leur provenance. Les autorités à Bahreïn ont dit avoir intercepté plusieurs attaques, tandis que l’armée jordanienne a assuré avoir détruit cinq missiles qui ciblaient la localité d’Azraq, où se situe une base américaine.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déploré «l’escalade des attaques et de la rhétorique ces dernières 48 heures» et mis en garde contre un glissement vers une «guerre totale» dans le Golfe. Des négociateurs du Qatar, pays figurant parmi les médiateurs entre Washington et Téhéran, se sont toutefois rendus mercredi dans la capitale iranienne, a indiqué un diplomate au fait des discussions.
Les frappes américaines en représailles à l’attaque de l’hélicoptère – qui survolait le détroit d’Ormuz toujours verrouillé par l’Iran – ont notamment ciblé dans la nuit de mardi à mercredi les villes de Jask et Sirik et l’île de Qeshm, sur la côte sud de l’Iran.