Dans un second disque dévoilé samedi à la Philharmonie, la jeune guitariste se raconte à la première personne. Mais loin d’être seule, elle introduit pour la première fois un quatuor à cordes aux côtés de son fidèle groupe de jazz. Rencontre.
Elle se dit soulagée que «le grand jour» soit derrière elle. Samedi dernier, dans un tout nouveau format, Veda Bartringer, 30 ans, lançait son nouveau disque à la Philharmonie. Après Deep Space Adventure (2024), la guitariste n’a pas fait dans la demi-mesure : à ses côtés, ses fidèles musiciens – Laurent Peckels (basse), Julien Cuvelier (saxophone), Maxime Magotteaux (batterie) – auxquels s’ajoutait un quatuor à cordes. Ensemble, ils ont mis sur pied Rise and Shine, une production solaire qui porte bien son nom.
Dessus, la jazzwoman, pourtant peu habituée aux introspections, livre des instantanés autobiographiques qui parlent de sa famille, de son enfance, de sa vie à Bruxelles, d’amour et de renaissance. Sept compositions qui, passées à travers le filtre des violons, de l’alto et du violoncelle, et soutenues à l’occasion par la flûtiste Naïssam Jalal et la pianiste Margaux Vranken, prennent des airs cinématographiques. Un carrousel d’émotions qu’elle retrace.
Sortir un album à la Philharmonie, est-ce plus "risqué" qu’ailleurs?
Veda Bartringer : Avec ou sans album, jouer à la Philharmonie, c’est déjà quelque chose! Après, parler de risque, c’est un peu fort. Quand on a un disque à défendre, il faut juste être à l’aise, que l’on se sente bien avec lui. À ce niveau-là, quelle que soit la salle, je crois que ça ne fait pas de différence.
Le concert s’est terminé par une standing ...
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