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Gilles Roth : «On dispose d’une marge financière suffisante»


Le ministre des Finances, Gilles Roth, estime que l'État dispose de la marge financière pour prendre en charge le coût du «Paquet résilience» chiffré à 430 millions d'euros. (Photo : julien garroy)

Le coût du paquet ficelé par la tripartite, estimé à 430 millions d’euros, préoccupe l’opposition parlementaire. Le ministre des Finances, Gilles Roth, tient à rassurer les députés.

Le Premier ministre, Luc Frieden, s’est présenté ce mardi devant la Chambre des députés pour présenter l’accord négocié avec les syndicats et le patronat. Dans le débat qui a suivi la déclaration du chef du gouvernement, ce sont surtout les élus de l’opposition qui ont émis des réserves sur le contenu du «Paquet résilience».

«Il nous importe que l’accent a été mis sur ceux qui souffrent le plus de la crise», fait d’abord remarquer Taina Bofferding (LSAP). Elle se réjouit particulièrement de la hausse de 200 euros du salaire minimum. «La discussion sur le coût du paquet ne doit cependant pas être reportée à l’automne. Il ne doit pas être tabou de rechercher de nouvelles recettes fiscales», reprend la cheffe de la fraction socialiste.

Sam Tanson (déi gréng) insiste également sur la situation tendue des finances publiques. En ce qui concerne les mesures prises, la députée voit d’un œil critique le subventionnement «indifférencié» de l’énergie fossile : «On doit abandonner l’idée que l’État puisse toujours compenser des hausses de prix».

Aussi bien Fred Keup (ADR) que Marc Goergen (Parti pirate) saluent la baisse des accises sur les carburants. Le premier fait remarquer que son parti avait déjà revendiqué avant la tripartite une série des mesures finalement décidées. Le second se réjouit que l’agriculture ait trouvé sa place à la table de la tripartite.

Une commission spéciale «tripartite»

Marc Baum (déi Lénk) n’a pas manqué de rappeler que le gouvernement et son «CEO», Luc Frieden, auront eu «besoin de trois ans de conflit social pour enfin renouer avec un véritable dialogue social». Il regrette aussi qu’il faut attendre juillet et août pour que les aides sur les prix de l’énergie s’appliquent, une mesure déjà proposée début mars par son parti.

Les plus grandes louanges ont été, sans surprise, émis par les représentants de la majorité. Laurent Zeimet (CSV) souligne l’importance de tacler l’inflation : «Si elle n’est pas sous contrôle, nous sommes tous perdants». Carole Hartmann (DP) estime que l’accord permet «d’aider aujourd’hui les gens et les entreprises tout en apportant des réponses aux défis de demain».

Après le débat à la Chambre, le ministre des Finances, Gilles Roth, a affirmé que le gouvernement «dispose d’une marge financière suffisante». Au 31 mai, les recettes fiscales étaient 800 millions d’euros supérieures au montant généré en 2025. «À court terme, ces recettes vont permettre de financer l’accord tripartite. L’enveloppe pour l’année prochaine sera ancrée dans le budget de l’État 2027, sans recul des investissements», développe le ministre.

Il reste à noter que les sept partis siégeant à la Chambre ont décidé la mise en place d’une commission spéciale pour mettre en œuvre les mesures décidées par la tripartite.

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