À trois jours de l'ouverture des portes, techniciens et bénévoles s'activent pour transformer la nature eschoise en un gigantesque village musical aux huit univers. Immersion dans un chantier hors du commun, où la passion de la musique se mêle à l'exigence logistique.
Le compte à rebours est lancé au Gaalgebierg. Le calme du parc a temporairement cédé sa place au vrombissement des visseuses, au fracas des transpalettes et aux interpellations par talkies-walkies.
Ce mardi matin, à quelques jours de l'ouverture officielle des Francofolies, la tension monte mais le temps est parfaitement maîtrisé. Depuis le 18 mai, le rythme de montage s'est intensifié de façon exponentielle. La forêt se mue progressivement, jour après jour, en un village éphémère capable d'accueillir des dizaines de milliers de festivaliers.
Au cœur de cette mécanique de précision, les techniciens professionnels, les régisseurs et les prestataires sont épaulés par une force vive externe. Aux Francofolies, on ne les appelle pas volontaires ou bénévoles, mais les «Grands-Rêveurs». Un nom empreint de poésie pour une réalité qui exige pourtant de l'huile de coude, de la sueur, des gants de chantier et de solides chaussures de sécurité.
Une famille cosmopolite
Ils sont entre 700 et 800 à s'être engagés pour faire vivre le festival pendant ses trois jours d'exploitation, assurant le bon déroulement de ...
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