Zoom sur les équipes composant le groupe F de la Coupe du monde 2026 (11 juin – 19 juillet), où figurent notamment les Pays-Bas, triples finalistes malheureux de la compétition.
Pays-Bas
Qualification : les Pays-Bas ont terminé premiers et invaincus du Groupe G de qualifications européennes mais, talonnés jusqu’au bout par la Pologne contre qui ils ont concédé deux matches nuls 1-1, ils ont dû attendre la dernière journée pour valider leur billet.
Le sélectionneur : après un premier bail à la tête des Pays-Bas (2018-2020) écourté lorsque le Barça est venu frapper à sa porte, Ronald Koeman est à nouveau nommé sélectionneur des Oranje en janvier 2023, succédant à Louis van Gaal après la Coupe du Monde au Qatar. Vainqueur de championnats des Pays-Bas lorsqu’il dirigeait l’Ajax ou le PSV, Koeman reste dans l’imaginaire collectif ce défenseur rugueux, tireur de coups franc hors pair.
Le joueur vedette : Virgil van Dijk. L’inamovible défenseur central néerlandais de Liverpool, 34 ans, a beau présenter quelques signes de fébrilité cette saison en club, son aura, le brassard de capitaine porté à 74 reprises, un record, ses 90 sélections en équipe nationale en font un élément incontournable auprès de ses partenaires.
Les ambitions : sans être brillants tout le temps, les Pays-Bas seront de sérieux outsiders lors de ce Mondial américain. Ils ont atteint les quarts de finale de la dernière Coupe du monde au Qatar, puis les demies lors de l’Euro en Allemagne en 2024 et sont sans conteste les favoris dans le groupe F, dont ils devraient s’extirper sans encombre.
Palmarès : vainqueur de l’Euro-1988
Meilleur parcours en Coupe du monde : finaliste en 1974, 1978 et 2010
Classement Fifa: 7e
Dernière participation à la Coupe du monde : 2022 (quarts de finale)
Surnom : les Oranje
Principaux clubs: Ajax Amsterdam, PSV Eindhoven, Feyenoord Rotterdam
Suède
Qualification : la Suède revient de très loin. Dernière du groupe B des qualifications européennes sans remporter le moindre match, elle a grâce à son classement en Ligue des nations tout de même décroché une place en barrages. Et grâce au talent de son attaquant star Viktor Gyökeres, auteur d’un triplé en demi-finale de barrages face à l’Ukraine (3-1), puis un nouveau but en finale contre la Pologne (3-2), elle verra bien l’Amérique.
Le sélectionneur : Graham Potter a succédé à Jon Dahl Tomasson en octobre 2025 en pompier de service après trois défaites de la Suéde en qualifications. À 51 ans, l’Anglais est un familier de la Suède où il a mené de 2010 à 2016 l’Östersunds FK de la D4 à la D1 suédoise avant d’aller exercer ses talents d’entraîneur sur les bancs de Swansea, Brighton, Chelsea et West Ham. D’abord intérimaire à la tête des Blågult, il a été confirmé par la fédération jusqu’en 2030.
Le joueur vedette : Viktor Gyökeres. Au gré des résultats suédois en qualifications, on a longtemps cru ne pas voir en Amérique l’avant-centre acheté l’été dernier 76 millions d’euros par Arsenal au Sporting Portugal où il avait inscrit 97 buts en 102 apparitions. Le joueur de 27 ans a connu des débuts timides chez les Gunners, avant de trouver sa place et retrouver son instinct de tueur au meilleur moment. Ses buts en barrages d’accession au Mondial ont permis à la Suède de se qualifier.
Les ambitions : la Suède peut légitimement ambitionner de sortir des poules en devançant la Tunisie ou le Japon, dans un groupe F très ouvert où la première place semble promise aux Pays-Bas. Il lui sera plus difficile d’atteindre les quarts de finale comme elle l’avait fait en Russie en 2018 lors de sa dernière participation à un Mondial. Et plus utopique encore d’accrocher les demies et la troisième place comme lors du Mondial-1994 disputé… aux États-Unis.
Meilleur parcours en Coupe du monde : finaliste en 1958
Classement Fifa : 38eDernière participation à la Coupe du monde : 2018 (quarts de finale)
Surnom : les Blågult (les Bleu et jaune)
Principaux clubs: Malmö FF, IFK Göteborg, IFK Norrköping, AIK Solna
Japon
Qualification : les trois pays hôtes exceptés (États-Unis, Mexique, Canada), le Japon a été la première nation à se qualifier pour le Mondial américain dès mars 2025 en survolant le groupe C des éliminatoires de la zone Asie. Avec six victoires et un nul contre l’Australie, les Blue Samourai ont validé leur billet trois journées avant la fin des qualifications.
Le sélectionneur : Hajime Moriyasu. Ancien milieu international du Sanfrecce Hiroshima, avec qui il a remporté trois titres de J.League (le championnat japonais) puis débuté sa carrière d’entraîneur, Hajime Moriyasu a pris les rênes de la sélection en juillet 2018. En 2022 au Qatar, il a mené les Samouraïs bleus jusqu’en huitièmes de finale, battus par la Croatie (1-1, 3-1 aux t.a.b.), ce qui lui a permis de voir son contrat de sélectionneur renouvelé, une rareté au Japon.
Le joueur vedette : Kaoru Mitoma (Brighton) étant forfait pour le Mondial, le Japon s’appuiera notamment sur un autre ailier, Takefusa Kubo, de la Real Sociedad, qui joue moins cette saison en Liga, mais maintient des statistiques honorables et possède la plus grande valeur marchande de tout l’escouade japonais (30 millions d’euros sur le site Transfertmarkt).
Les ambitions : Vingt-six ans après sa première participation (1998 en France), la sélection japonaise va disputer son huitième Mondial de suite. Elle n’a jamais dépassé les huitièmes de finale, un stade qu’elle peut légitimement viser, alors qu’elle est placée dans un groupe F très homogène et que la plupart de ses joueurs jouent désormais en Europe.
Palmarès : quatre fois vainqueur de la Coupe d’Asie (1992, 2000, 2004, 2011)
Meilleur parcours en Coupe du monde : huitièmes de finale (2002, 2010, 2018, 2022)
Classement Fifa : 18e
Dernière participation à la Coupe du monde : 2022 (huitièmes de finale)
Surnom: « Blue Samourai » (les Samouraïs bleus)
Principaux clubs: Kashima Antlers, Yokohama F. Marinos, Kawasaki Frontale
Tunisie
Qualification : dans un groupe relativement facile, les Aigles de Carthage n’ont pas fait de détail en remportant neuf rencontres sur dix – pour un nul -, n’encaissant aucun but de la part de la Namibie, du Liberia, du Malawi, de la Guinée Equatoriale et de Sao Tomé. Ce quasi sans-faute a permis aux Tunisiens alors entrainés par Faouzi Benzarti, puis Sami Trabelsi, de valider leur ticket pour le Mondial dès septembre 2025. Mais entre-temps, la Tunisie s’est inclinée, à onze contre dix, face au Mali dès les huitièmes de finale de la CAN, provoquant le départ de Trabelsi.
Le sélectionneur : depuis janvier, le Français d’origine tunisienne Sabri Lamouchi (54 ans) a pris les rênes de la sélection. L’ancien milieu de terrain a déjà dirigé la Côte d’Ivoire durant le Mondial-2014 au Brésil. Il a ensuite entraîné au Qatar, à Rennes, à Nottingham Forest, entre autres. Depuis son arrivée, la Tunisie a battu Haïti, autre qualifié pour le Mondial (1-0), fait 0-0 contre le Canada, l’un des pays organisateurs, et perdu contre l’Autriche (1-0) et la Belgique (5-0).
Le joueur vedette : Hannibal Mejbri. La première mission de Lamouchi a été de rajeunir un groupe vieillissant. Il a ainsi écarté le défenseur Yassine Meriah (32 ans), l’attaquant Seiffeddine Jaziri (33 ans) ou l’ex-capitaine Ferjani Sassi (34 ans). Le milieu Hannibal Mejbri (Burnley), passé par Manchester United et les sélections françaises de jeunes, fera figure de cadre, malgré ses 23 ans. Il a été le Tunisien le plus brillant lors de la CAN-2025, même s’il peine à s’imposer dans les clubs de Premier League qu’il écume.
Les ambitions : en six participations à un Mondial, la Tunisie n’est jamais parvenue à sortir des poules, malgré un bel exploit au Qatar en 2022, contre la France future finaliste et battue 1-0. Le tournoi à 48 équipes, plus ouvert, pourrait lui permettre de voir enfin la phase à élimination directe, même si ce groupe F très homogène ne le lui garantit pas.
Palmarès : une Coupe d’Afrique (2004)
Meilleur parcours en Coupe du monde : phase de groupesClassement Fifa : 44e
Dernière participation à la Coupe du monde : 2022
Surnom: les Aigles de Carthage
Principaux clubs : Club Africain, Espérance de Tunis, Étoile du Sahel
Dimanche 14 juin
22 h : Pays-Bas – Japon
Lundi 15 juin
4 h : Suède – Tunisie
Samedi 20 juin
19 h : Pays-Bas – Suède
Dimanche 21 juin
6 h : Tunisie – Japon
Vendredi 26 juin
1 h : Japon – Suède
Tunisie – Pays-Bas