ROLAND-GARROS L’hécatombe des favoris continue à Roland-Garros : la n°1 mondiale Aryna Sabalenka, finaliste de la dernière édition, a été éliminée mercredi dès les quarts de finale, renversée par la Russe Diana Shnaider (23e) en trois sets 3-6, 7-5, 6-0.
«J’ai l’impression d’avoir eu de très belles occasions (NDLR : de conclure le match) dans le deuxième set. J’ai tout foutu en l’air ensuite», a soupiré Sabalenka. Elle s’est alors effondrée et n’a plus gagné un jeu, incapable d’enchaîner deux points sans envoyer une balle dans le filet ou hors des limites du court.
«Je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai perdu dix jeux d’affilée. J’imagine que mentalement, je suis tombée dans un trou noir, très profond, et que je n’ai pas réussi à me remettre en selle», a-t-elle expliqué.
Un an après la Française Loïs Boisson (361e en 2025), c’est la Polonaise Maja Chwalinska (114e) qui a enfilé le costume de l’invitée-surprise des demi-finales à Roland-Garros en battant la Russe Anna Kalinskaya (24e) 7-6 (7/3), 6-2.
Depuis le début de l’ère Open en 1968, la gauchère de 24 ans est seulement la deuxième joueuse issue des qualifications à se hisser en demi-finales de Roland-Garros, six ans après l’épopée de la qualifiée argentine Nadia Podoroska.
«Je ne sais pas ce qui est en train de se passer. Chaque match ici me paraît complètement fou, je suis tellement reconnaissante», s’est-elle émerveillée.
«Mon objectif principal, au début, c’était de sortir des qualifications», a expliqué la Polonaise, qui pourrait imiter le parcours d’Emma Raducanu à l’US Open en 2021, devenue à 18 ans la première joueuse de l’histoire à remporter un Grand Chelem en sortant des qualifications.
Cobolli réaliste, Auger-Aliassime impuissant
Chez les hommes, Flavio Cobolli a battu Felix Auger-Aliassime en quatre sets 4-6, 6-4, 6-4, 6-4. Le Florentin de 24 ans a pourtant mal entamé son deuxième quart de finale en Grand Chelem (Wimbledon 2025) en cédant le premier set à cause de ses nombreuses erreurs, notamment en coup droit.
Alors qu’il menait 3-1 dans le deuxième, « FAA » a subi une baisse de régime dont l’Italien a profité pour recoller à un set partout en retrouvant de la rigueur en coup droit. Le Canadien n’a pas su convertir sept balles de break dans le troisième set alors que Cobolli n’a eu besoin que d’une occasion pour prendre les commandes du match, concluant le manche par un enchaînement service-volée.
«Je vis la plus belle semaine de ma vie», s’est réjoui le supporter de l’AS Rome après le match. Même en l’absence du n°1 mondial Jannik Sinner, sorti dès le 2e tour, il y aura un Italien en finale : Cobolli retrouvera dans le dernier carré un compatriote, reste à savoir s’il s’agira de Matteo Berrettini (105e) ou Matteo Arnaldi (104e), qui s’affrontaient mercredi soir sur le Central.