Invité par les autorités françaises, le Luxembourg s’apprête à participer à un exercice d’envergure au sein de la centrale nucléaire de Cattenom, les 4 et 5 juin prochains.
C’est un exercice d’envergure qui ne se produit que tous les cinq ans et auquel le Luxembourg participera aux côtés de la centrale nucléaire de Cattenom. Pendant deux jours, les 4 et 5 juin prochains, un entraînement de sûreté nucléaire et de sécurité civile visant à tester la préparation et la coordination en situation de crise nucléaire sera organisé par la France.
La communication, tant entre les autorités qu’à destination du public, constituera l’un des enjeux majeurs de cet événement. En plus du Luxembourg et de nombreuses unités françaises, l’Allemagne a été invitée par les autorités françaises à participer à cet exercice de renforcement de la coopération transfrontalière.
Un scénario tenu secret
Aucun élément du scénario ne sera dévoilé avant le déclenchement de l’exercice. Les informations communiquées indiquent simplement que ce test simulera une situation de menace liée à un accident technique susceptible d’entraîner un rejet de radioactivité. Cette approche vise à garantir des réactions réalistes et à mettre à l’épreuve les dispositifs dans des conditions proches du réel. À noter qu’aucune action particulière ne sera attendue de la population pendant l’exercice.
Le Luxembourg renforce sa préparation
Côté luxembourgeois, plusieurs structures nationales de gestion de crise seront activées dès le lancement de l’exercice. Il s’agit de la Cellule d’évaluation radiologique (CER), chargée de l’analyse technique de la situation ; de la Cellule de crise (CC), réunie au Haut-Commissariat à la protection nationale (HCPN) pour coordonner les décisions ; de la Cellule communication et information (CCI), responsable de l’information du public et de la cohérence des messages ; ainsi que d’un agent de liaison déployé à la préfecture de Metz afin de faciliter la communication avec les autorités françaises.
Le Luxembourg profitera de cet exercice pour tester la réception et le traitement de l’alerte, évaluer la mise en œuvre du plan gouvernemental de gestion de crise en cas d’accident nucléaire, mais aussi vérifier le fonctionnement des structures de gestion de crise, en particulier la CER, la CCI et la CC, tout en renforçant la coordination transfrontalière et les échanges d’informations.
La participation du Luxembourg à cet exercice s’inscrit également dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de résilience (SNR), à travers l’initiative «Lëtz Prepare!», qui vise à renforcer la capacité du pays à anticiper, absorber et surmonter les crises majeures.