GP DE FRANCE Le champion du monde en titre espagnol Marc Marquez (Ducati) visera sa première victoire de la saison ce week-end au Mans.
Sur le mythique circuit Bugatti du Mans, long de 4,19 km, le septuple champion du monde catalan doit enfin retrouver le chemin de la victoire le dimanche afin de ne pas voir le leader italien du championnat, Marco Bezzecchi (Aprilia), qui le devance déjà de 44 longueurs, s’échapper encore plus.«Je me suis déjà sorti de situations bien pires. Mais nous devons régler plusieurs choses si nous voulons nous battre pour le championnat du monde. Nous avons montré que nous avions de la vitesse, mais pas de régularité», a estimé le pilote de 33 ans.
«Les résultats montrent que le rythme est là, mais pas la constance. C’est ce que nous devons comprendre, car l’an dernier, c’était justement notre point fort, quelles que soient les conditions ou les circuits. Cette année, tout est beaucoup plus irrégulier», a-t-il concédé.
L’aîné des frères Marquez compte seulement une quatrième et une cinquième places et deux abandons lors des quatre premiers GP et il ne doit sa cinquième place provisoire qu’à ses bonnes performances en sprint (deux victoires et une deuxième position).
Depuis sa chute et sa grosse blessure à l’épaule contractée en octobre dernier en Indonésie, Marquez a en effet beaucoup de mal à retrouver ses sensations et sa fluidité qui caractérisaient son pilotage jusque-là.
«Je le ressens surtout dans les virages rapides, et particulièrement dans les courbes à gauche. C’est là que je suis beaucoup plus lent que l’an dernier. Mais c’est un ensemble de facteurs», a souligné le Catalan, qui ne se cherche pas d’excuse.
«Je ne vais jamais accuser la moto de tous les problèmes (…) Une Ducati a gagné à Jerez (NDLR : son frère Alex), donc cela signifie que cette moto est capable de gagner et de se battre pour le championnat. C’est à moi de trouver des solutions pour progresser», a-t-il insisté.
La pluie attendue dimanche
Le septuple champion du monde pourrait avoir un coup de pouce du destin, puisque de la pluie est annoncée dimanche, des conditions dans lesquelles il excelle : «Quand on attend la pluie, cela veut dire qu’on n’est pas assez rapide sur le sec. Donc, nous espérons plutôt des conditions sèches. La pluie reste toujours une loterie. Nous allons surtout essayer d’améliorer notre feeling sur le sec pendant le week-end», a-t-il conclu.
Les dizaines de milliers de bouillants supporters français qui vont envahir le circuit Bugatti, eux, souhaitent ardemment que la pluie viennent perturber le week-end, car ils rêvent que l’incroyable scénario de l’an dernier se reproduise, quand Zarco avait triomphé contre toute attente.
Le pilote Honda-LCR, qui avait failli chuter en début de course et s’était retrouvé dernier, avait mis fin, sous la pluie, à une disette de 71 ans pour un Tricolore au GP de France dans la catégorie reine : «Je n’espère pas particulièrement la pluie, je ne compte pas dessus, mais si ça vient, alors je reste zen en me disant qu’il y aura un meilleur coup à jouer. Il faudra saisir l’opportunité si elle se présente, comme l’an dernier», a déclaré Zarco.