Le Premier ministre et président du CSV, Luc Frieden, se dit décidé d’inverser la vapeur après la claque reçue dans le dernier sondage sur les intentions de vote.
Publiés mardi, les résultats de la «Sonndesfro» (Ilres pour Wort et RTL) prédisent au CSV une perte de six sièges par rapport aux élections législatives d’octobre. Le parti chuterait de 21 à 15 mandats. Le DP en tant que partenaire de coalition est lui renforcé avec 15 sièges virtuels (+1). Insuffisant toutefois pour conserver la majorité.
Interrogé ce mercredi après-midi en marge des réunions bipartites avec les partenaires sociaux, Luc Frieden a admis «ne pas être content» de ce sondage. «Mais, les sondages ne sont pas des élections», ajoute-t-il.
En qualité de président du CSV, il annonce que la direction du parti va «analyser et discuter» les résultats. «Nous allons tout faire pour que cette tendance négative ne se poursuive pas. On doit peut-être mieux communiquer vers l’extérieur sur les mesures prises et mieux faire apparaître l’empreinte du CSV», développe Luc Frieden.
Le Premier ministre renvoie notamment au renforcement du pouvoir d’achat et de la sécurité intérieure ou encore aux mesures sociales ciblées.
Luc Frieden a été réélu fin mars président du CSV, avec un soutien en baisse de 96 % à 88 %. «Nous devons poursuivre sur notre lancée. On ne gouverne pas seulement pendant deux ans et demi. Je ne pense pas encore aux prochaines élections. Ce qui compte, ce sont les trois années à venir, durant lesquelles beaucoup de choses vont encore se jouer, dans un monde en pleine tourmente», avait-il souligné devant les délégués.