Quelque 1,2 million de personnes au Liban sont menacées d’insécurité alimentaire aigüe liée à la guerre entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon une étude publiée mercredi par des organisations onusiennes et le ministère libanais de l’Agriculture.
Depuis le début de la guerre le 2 mars entre les deux belligérants, plus de 2 500 personnes ont été tuées au Liban, selon les autorités libanaises qui recensent plus d’un million de déplacés ayant fui les zones bombardées ou concernées par des avis d’évacuation israéliens.
Environ «1,24 million de personnes – soit près d’une personne sur quatre de la population analysée dans l’étude – devraient faire face à des niveaux d’insécurité alimentaire» à des niveaux de crise ou pire, entre avril et août 2026, précise un communiqué commun du Programme alimentaire mondial (PAM), de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du ministère libanais de l’Agriculture.
Selon l’étude réalisée par le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), qui mesure la faim et la malnutrition dans le monde, «il s’agit d’une détérioration significative» par rapport à la précédente période étudiée.
De novembre 2025 à mars 2026, environ 874 000 personnes étaient classées dans des catégories de haut niveau d’insécurité alimentaire, soit 17 % de la population analysée.
«Cette détérioration est due au conflit, au déplacement de personnes et aux pressions économiques», ajoute le rapport, qui prévient que la situation risque de s’aggraver en l’absence d’aides appropriées.
Le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en lançant des attaques sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans l’offensive israélo-américaine contre l’Iran.
Israël a riposté par des frappes meurtrières. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 17 avril mais les deux belligérants ont poursuivi les combats en s’accusant mutuellement de violer la trêve.