Dans la lignée des grandes fresques politico-criminelles, Projecto Global, en salle mercredi, retrace l'histoire du groupe armé révolutionnaire portugais FP-25 sous le regard «libre» et «personnel» de son réalisateur, Ivo Ferreira.
Le terrorisme de gauche qui a imposé la terreur à travers l’Europe dans les années 1970 et 1980 est devenu, au tournant du XXIe siècle, un sujet d’étude au cinéma, pratiquement un sous-genre du thriller d’action.
Des Brigades rouges italiennes (Buongiorno, notte, de Marco Bellocchio, 2003) à l’Armée républicaine irlandaise (Bloody Sunday, de Paul Greengrass, 2002; The Wind That Shakes the Barley, de Ken Loach, 2006), en passant par la Fraction armée rouge en Allemagne (Der Baader Meinhof Komplex, d’Uli Edel, 2008) et d’autres figures de guérilleros emblématiques (Carlos, d’Olivier Assayas, 2010; le diptyque Mesrine, de Jean-François Richet, 2008), ces regards croisés ont jeté une autre lumière et ouvert à de nouveaux questionnements moraux sur le sens des luttes armées révolutionnaires dans les démocraties occidentales.
Une veine que continue de creuser aujourd’hui le cinéaste portugais Ivo Ferreira : son nouveau long métrage en salle mercredi, Projecto Global, retrace le parcours sanglant des Forças Populares 25 de Abril (FP-25), une organisation terroriste active entre 1980 et 1987, qui a ...
Cet article est réservé aux abonnés.
Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.