Un voyageur s’est fait voler son sac dans un train entre Luxembourg et Metz. À l’intérieur : son iPad qui était… géolocalisable. Le voleur a été vite retrouvé.
Un vol comme tant d’autres. Sauf qu’ici, l’histoire se termine bien pour la victime. Son épilogue est surtout inédit. Vendredi 13 février, dans un train entre Luxembourg et Metz. Un voyageur se fait voler son sac. À l’intérieur, son portefeuille et son iPad. La victime descend en gare de Metz et part porter plainte au commissariat de la ville. Là, petit miracle… de la technologie : l’iPad est géolocalisable, les policiers suivent le parcours de l’objet en direct. Second évènement heureux : l’appareil est tout près! Naît l’idée que le voleur est lui aussi descendu du train à Metz.
Une arrestation en direct
Comme il se trouve à quelques rues du commissariat, une patrouille pédestre part à la rencontre de l’intéressé. Lequel est ramené, avec le sac volé, à l’hôtel de police. Et ce, sous les yeux de plusieurs personnes qui patientaient à l’accueil et qui, en témoins involontaires, ont assisté à la scène de la géolocalisation. Il paraît même que les policiers «ont été accueillis en héros et applaudis dans la salle d’attente», narre-t-on de source proche. Quant à la victime, elle était évidemment heureuse et soulagée de retrouver son portefeuille et sa précieuse tablette tactile.
La fin de l’histoire s’est moins bien passée pour le mis en cause : cet homme de 27 ans a été jugé le 17 avril en comparution immédiate pour recel (les enquêteurs n’ont pu prouver qu’il était le voleur) et… rébellion. Et pour cause : le principal concerné ne s’est pas laissé menotter, il a résisté à son interpellation. L’un des policiers a d’ailleurs été blessé : entorse à un doigt et arrêt maladie de deux jours.
L’avocat de la défense, Me Benoît Lejeune, a contesté la rébellion en disant que son client «a été très calme et coopératif avec les services de police». Le défenseur n’a pas obtenu la relaxe partielle : le prévenu, un ressortissant algérien sous OQTF, a été condamné à huit mois ferme avec maintien en détention et à une interdiction du territoire français pour cinq ans. Il doit aussi au policier blessé, représenté par Me Stéphanie Rosati, 1 250 euros pour le préjudice et les frais de procédure.
G. I.