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En Moselle, des policiers vont circuler dans les TER les plus fréquentés


Trois fois par mois, pour l’heure, une patrouille de policiers réservistes assure la sécurité dans les rames et en dehors. Un complément aux équipages déjà en place (police aux frontières, Sûreté ferroviaire, douanes…). Photo : Fred Lecocq

Face aux vols et aux incivilités, les autorités ont lancé un nouveau dispositif en Moselle afin de mieux sécuriser les lignes TER les plus fréquentées. Depuis une poignée de jours, des policiers de la réserve nationale patrouillent à bord des trains Metz – Thionville et Metz – Forbach. Objectif : rassurer les voyageurs.

Une courte nuit de sommeil, un réveil brutal et voilà que l’on s’assoupit dans la rame qui nous conduit au travail. Oh, pas grand-chose : quelques minutes de somnolence.

Mais c’est assez pour se faire subtiliser son sac à main ou son attaché-case qui se trouvait sur le siège d’en face. La mésaventure vaut aussi pour l’heureux vacancier qui, lui aussi s’étant endormi dans le wagon, voit son bagage s’évaporer entre deux arrêts. Comme c’est de temps en temps le cas entre Woippy et Metz-Nord…

C’est pourquoi les autorités viennent de passer à la vitesse supérieure : depuis quelques jours, en plus de la PAF (police aux frontières) et des agents de la Sûreté ferroviaire propres à la SNCF, des policiers réservistes circulent dans les TER et sur les quais de la région messine.

Il s’agit plus précisément des réservistes opérationnels de la police nationale : des femmes et hommes de la société civile, des M. Tout-le-monde qui choisissent d’endosser l’uniforme en parallèle à leur travail ou leurs études.

Une présence dissuasive

«La réserve opérationnelle de la police est encore très jeune : elle n’a que 4 ans, alors que les gendarmes de réserve existent depuis trente ans. Ces réservistes de la police nationale offrent une parfaite complémentarité à la Sûreté ferroviaire de la SNCF», expose Jacqueline Mercury-Giorgetti, la directrice de cabinet du préfet de la Moselle, lors du lancement du dispositif en cette matinée clémente d’avril.

L’an dernier, 250 plaintes ont été déposées pour des vols ou agressions (verbales et/ou physiques) dans les trains mosellans ou sur les quais des gares. «C’est un chiffre relativement correct mais cela reste 250 délits de trop. D’autant que tous les voyageurs ne portent pas plainte en cas d’infraction», précise Jacqueline Mercury-Giorgetti.

Ces policiers réservistes arrivent donc à point nommé pour sécuriser les lignes et rassurer les voyageurs. «La BCTI (NDLR : Brigade de contrôle des transports internationaux, une filière de la PAF) se charge du contrôle des flux migratoires mais aussi de tout ce qui est faux papiers; la réserve opérationnelle va se concentrer sur tout ce qui concerne l’atteinte aux biens et aux personnes», détaille la contrôleuse générale Isabelle Sire-Ferry, à la tête des 1 500 policiers du département.

«J’étais soulagé de les voir arriver»

Actuellement, 162 réservistes dont soixante-cinq anciens «flics» font partie des effectifs de la police nationale en Moselle.

«Quarante d’entre eux se sont portés volontaires pour assurer la sécurité ferroviaire. On en a pour l’heure retenu quinze dont la plupart travaillent ou ont travaillé à la SNCF», avance Christophe Schitterer, responsable de l’unité locale des policiers réservistes.

Lui-même joker de luxe après quarante ans de bons et loyaux services au sein de la grande maison, cet ex-gradé précise : «Les patrouilles sont composées d’un policier retraité et de deux civils.»

Parmi ces derniers, on trouve Benoît, 53 ans, agent SNCF : «J’ai été contrôleur TGV pendant vingt-cinq ans. Je ne me suis jamais fait agresser mais dans certaines situations tendues, j’étais soulagé de voir les policiers arriver. Et je suis content aujourd’hui d’être également de l’autre côté.»

En somme, le voilà avec une double casquette…

G.I
(Le Républicain lorrain)

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