Le fait que le diesel s’écarte à nouveau des 2 euros le litre ne change rien aux yeux du LSAP : la flambée des prix provoquée par la guerre au Moyen-Orient ne cessera pas à court terme. Le premier parti de l’opposition exhorte donc le gouvernement à enfin agir et à mettre en place des mesures d’aide ciblées.
L’objectif est clair : soutenir prioritairement les ménages à faibles revenus, les PME ainsi que les agriculteurs et viticulteurs. Dans cette optique, le LSAP propose de réintroduire un crédit d’impôt énergie inspiré de celui mis en place en 2023, pouvant atteindre jusqu’à 84 euros par mois selon les revenus. «Il s’agit quasiment d’un plein par mois», est-il avancé dans un communiqué diffusé mercredi.
Parallèlement, le camp socialiste demande l’instauration d’une taxe sur les surprofits dans le secteur énergétique. Il juge inacceptable que certains acteurs réalisent des bénéfices exceptionnels alors que la population subit de plein fouet la hausse des coûts de l’énergie. Une telle mesure relèverait, selon le LSAP, d’un principe de justice sociale et de redistribution, déjà défendu par plusieurs pays européens.
Au-delà de l’urgence, le LSAP insiste sur la nécessité de s’attaquer aux causes structurelles de la crise. Il appelle à des investissements massifs dans les énergies renouvelables et les capacités de stockage afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles et de renforcer l’autonomie énergétique du pays.
Enfin, face à une précarité croissante et à l’augmentation du nombre de travailleurs pauvres, le parti réclame d’urgence la convocation d’une tripartite. Le gouvernement devrait, avec les syndicats et le patronat, élaborer des solutions durables et équitables, dans un contexte où les crises énergétique, sociale et climatique s’entremêlent.
Jusqu’à présent, le Premier ministre, Luc Frieden, refuse d’organiser une tripartite, pourtant revendiquée par l’Union des syndicats OGBL-LCGB et l’union patronale UEL.