Le chanteur britannique Charlie Winston, révélé par le tube Like a Hobo, est en tournée avec l’album Love Isn’t Easy, convaincu que «l’amour demande du courage».
«Cela faisait plusieurs années que je voulais parler d’amour, mais j’avais peur de tomber dans le kitsch. Alors, j’ai attendu», confiait mercredi Charlie Winston à quelques heures de son concert au Printemps de Bourges.
L’amour «exige beaucoup de courage, mais aussi de ténacité et de la patience. Dans son sixième album, Love Isn’t Easy, sorti en octobre, Charlie Winston veut en offrir une vision «optimiste» à travers son travail «le plus intimiste», en abordant «toute la profondeur et la complexité» que le sujet exige. «Nous avons besoin d’amour, même si c’est dur. Surtout dans un monde frappé par les guerres et la montée des fascismes.»
Dans cet album de douze titres, le Britannique renoue avec l’énergie collective de ses débuts et un groupe qui existe depuis son adolescence. Ils se sont retrouvés pour jouer ensemble plusieurs mois avant d’enregistrer.
Derrière ce projet, on retrouve aussi Mark Plati, qui a réalisé l’album de ses débuts, mais aussi collaboré avec David Bowie. «Grâce à tout cela, on a réussi à avoir une énergie de groupe sur tout l’album», sourit Charlie Winston.
Sur la grande scène du Printemps de Bourges comme au Casino 2000 de Mondorf-les-Bains, où il était venu présenter ce nouvel album en février, Charlie Winston a offert au public le tube qui l’avait révélé en 2009, Like a Hobo, inlassablement repris en chœur par la foule.
«Je continue et continuerai de chanter (cette chanson) comme à mes débuts», même si «elle ne m’appartient plus totalement», s’amuse-t-il, concédant un lien «nostalgique» avec elle. «Les gens viennent en concert aussi pour me l’entendre chanter.»
«Famille de musiciens»
Depuis ce succès, la cravate et la chemise ont complété le look du chanteur au chapeau. Aujourd’hui âgé de 47 ans, il s’est marié et est devenu père de famille, consacrant la plupart de son temps libre à ses enfants, même si la musique n’est jamais très loin.
«J’ai grandi dans une famille de musiciens. J’ai commencé à créer des chansons, j’ai créé un groupe et monté un groupe lorsque j’avais 12 ou 13 ans», se rappelle ce «touche-à-tout» de la scène.
Avant son nouvel album, Charlie Winston a pris beaucoup de temps pour lui, décidant de consulter un psychologue après la pandémie de Covid-19. Une période qui lui a permis de faire un «travail» très important sur lui-même, point de départ de toute création, selon lui.
«Être artiste, c’est rester ouvert et simple face à toutes les directions qui se présentent à nous», affirme-t-il, ajoutant que «l’inspiration est la collusion entre le simple et l’imprévu». L’artiste, qui se félicite d’un «lien particulier» avec la France, y est actuellement en tournée, et sera de passage à L’Autre Canal, à Nancy, le 25 avril, ainsi qu’au 112, à Terville, le 23 mai.