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Le port d’Anvers bloqué à cause d’une petite marée noire


Le trafic maritime a pu reprendre vendredi après-midi. (Photo : afp)

Le port d’Anvers a dû être fermé à cause d’une pollution au pétrole. Les raisons de la pollution restent inconnues.

Le trafic maritime a pu reprendre vendredi en début d’après-midi sur le principal bras de l’Escaut desservant le port d’Anvers, en Belgique, après une paralysie due à une fuite de pétrole, a annoncé la société exploitante du grand port européen. Cette pollution entraîne une vaste opération de nettoyage et le dock où s’est produit le déversement accidentel de pétrole jeudi soir ainsi que plusieurs écluses avoisinantes restent inaccessibles.

Mais «l’Escaut est désormais rouvert à la navigation», a indiqué dans un communiqué l’entreprise Port of Antwerp-Bruges. À la mi-journée, un porte-parole de l’opérateur portuaire avait dit espérer un complet retour à la normale du trafic «dans 24 heures». Très relié à la Chine et aux  États-Unis notamment, Anvers est le deuxième port de marchandises d’Europe après celui de Rotterdam, aux Pays-Bas voisins.

Ce déversement accidentel d’hydrocarbure est survenu jeudi soir pendant une opération de ravitaillement d’un navire au bassin Deurganck, un des principaux terminaux du port, sur la rive gauche de l’Escaut. Il a pu être stoppé et des opérations de dépollution ont été rapidement engagées sur les bateaux concernés. «La pollution s’est néanmoins propagée vers l’Escaut pendant la nuit», avait indiqué vendredi matin l’exploitant du port.

Les porte-conteneurs bloqués

Cela a conduit à suspendre tout le trafic dans la partie nord du port, tournée vers la haute mer, empêchant l’accès des porte-conteneurs et cargos empruntant l’Escaut. Selon les médias belges, une cinquantaine de navires étaient bloqués dans les deux sens de circulation à la mi-journée.

La quantité de pétrole déversée dans l’eau restait inconnue vendredi. La société exploitante, qui gère conjointement les ports d’Anvers et de Zeebruges, a dit «regretter» l’incident, évoquant son possible impact «sur les zones naturelles vulnérables le long de l’Escaut». «Nous faisons tout notre possible pour limiter au maximum les dommages tant opérationnels qu’écologiques», a-t-elle assuré.

De son côté, le transporteur maritime MSC a confirmé qu’un de ses navires avait été impliqué dans l’incident, refusant d’en dire plus.

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