Près d’une station-service sur cinq connaît une rupture de stock d’un ou de plusieurs carburants après le week-end prolongé de Pâques, a annoncé mardi matin la ministre déléguée de l’Énergie, Maud Bregeon.
«Il y a environ 18 % des stations dans lesquelles il manque au moins un carburant», a indiqué sur RMC/BFMTV la ministre déléguée, également porte-parole du gouvernement.
«Ces difficultés sont dues à des problématiques logistiques, de transport», a-t-elle ajouté, notamment dans les stations du réseau TotalEnergies, qui a plafonné le prix des carburants, ce qui s’est traduit par une affluence accrue dans ses stations.
«83 % des stations dans lesquelles il y a des difficultés sont des stations du réseau TotalEnergies», a poursuivi la ministre.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le géant pétrogazier plafonne le prix de l’essence à 1,99 euro le litre et celui du diesel à 2,09 euros le litre dans ses 3 300 stations-services en métropole. Cette mesure était prévue jusqu’à ce mardi par le distributeur.
Dans les autres stations, le taux de rupture d’au moins un carburant n’est que d’environ 4 %, a assuré Maud Bregeon.
Un peu plus tôt, Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), avait estimé sur RTL qu’une station-service sur quatre se trouvait mardi matin en «rupture de stock» d’au moins un carburant, en raison de problèmes de livraison durant le week-end prolongé de Pâques.