[BGL LIGUE] Le Progrès a vu rétablir sa licence 2023/2024 au termes d'un long bras de fer pour prouver son honnêteté intellectuelle. Mais cela lui aura coûter cher humainement et financièrement.
Peut-on refaire un tour des faits, pour commencer?
Thomas Gilgemann : Quand on a dû défendre notre dossier pour la licence 2024/2025, l'auditeur a repris les documents de 2023/2024 pour établir le bilan. Il a alors trouvé une incohérence sur une facture comptabilisée dans le bilan de l’année comptable précédente. On a reçu un mail à 23 h 30 pour nous en avertir et dès le lendemain, à notre grande stupéfaction, vers 10 h, notre ancien auditeur avait déjà envoyé un courrier à la FLF, à l'UEFA et au parquet pour les en avertir. Sans même qu'on ait le temps de regarder de quoi il s'agissait. Humainement et en termes d’obligations vis-à-vis de son client, je trouve cela très limite et vraiment disproportionné. On parle d'un auditeur à qui l'on versait environ 15 000 euros par saison et qui nous fait ce coup-là, pour une dizaine de milliers d'euros sur un bilan de près de deux millions. Voilà comment notre club s'est retrouvé avec la licence 2023/2024 révoquée et à arriver devant la FLF les mains vides pour défendre celle de 2024/2025.
Que se passe-t-il à ce moment?
La FLF, consciente de notre problématique, ne voulait pas lever la sanction de révocation de licence. En seconde instance, c'était désormais plus sur la forme que sur le fond, à cause de ...
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