Les autorités judiciaires et policières viennent de mettre au jour un trafic important de stupéfiants et d’objets interdits au centre pénitentiaire d’Uerschterhaff.
Des stupéfiants et objets interdits auraient circulé au centre pénitentiaire d’Uerschterhaff. C’est ce qu’a révélé le parquet dans un communiqué publié ce lundi. L’enquête menée par la section anti-stupéfiants de la police judiciaire révèle que trois personnes sont soupçonnées d’avoir introduit et distribué des stupéfiants (plus précisément du haschisch) et des téléphones portables à l’intérieur de la prison de Sanem.
Un agent pénitentiaire, un détenu et un fournisseur extérieur figurent parmi les personnes mises en cause. D’après le parquet, les faits se seraient déroulés entre décembre 2025 et mars 2026.
«La participation présumée d’un agent pénitentiaire à de tels agissements revêt une gravité particulière. Toute implication éventuelle d’un agent chargé de veiller au respect des règles et à la sécurité au sein d’un établissement pénitentiaire dans des activités illicites constitue une atteinte sérieuse à l’intégrité du système pénitentiaire et à la confiance que la société place dans ses institutions», indique le parquet dans son communiqué.
Les trois suspects ont été présentés en fin de semaine dernière à un juge d’instruction à Luxembourg. «Au vu des éléments recueillis dans le cadre de l’enquête, celui-ci a décerné un mandat de dépôt à l’encontre des trois hommes», précise le parquet. L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances de ces faits et pour établir l’implication d’autres personnes dans ce trafic.